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'9* Les Soirees] de ma mam; il eft compofé de fïeurs, qui jamais ne fe fannent, & qu'on pourroit, a jufte titre, nommer Immortelles : mais c'eft-la leur moindre vertu; j'ai épuifé mon art, pour le rendre tel qu'il eft. II reconcilie fur le champ les plus mortels ennemis, & fait unir enfemble les chofes les plus oppofées. Je 1'ai appellé le bouquet fympathique; fervez-vous-en ainfi que je vais vous le dire. Quand la lune aura achevé* fon cours, prenez les peaux de plufieurs Salamandres mortes ; faites-en fairs un habit complet , que vous porterez avec votre bouquet fur le bord de 1'ifle des Flammes; vous y rencontrerez quelques jours après un jeune prince, nommé Languedor xa qui parle moyen de cet habit vous conferverez la vie; & par le fecours duquel, en recouvrant votre fille & fon époux, vous rétablirez la paix dans vos états; le refte me regarde, & je lui infpirer-ai ce qu'il doit faire. Je partis auffi-töt, pourfuivit le vieillard, & huit jours, qui m'ont paru bien'longs fe fontpaffés, depuis que je vous attends. Cet heureux tems eft enfin venu; c'eft a vous , généreuxprince , a agir conforméraent aux intentions dela fée Pandrague..

Le fage Famagongoma me- remit alors entre les mains , le bouquet fympathique; je le pris aveq confiance, &aiümé. par la reine des fées^

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