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Bretonnes: 103 üeur d'atne au-deffus d'un homme de fon état. Je vous ai obligation de la vie de mon fils, me dit-il; crpyez, prince , que j'en ferai reconnoiffant. Vous n'avez rien a craindre chez moi: & quoique le géant foit fi terrible , fa puiffance ne peut s'étendre jufqu'ici ; je vais vous conduire dans un lieu oii vous ferez a couvert de fes pourfuites. M'ayant enfuite donné la main , il nous fit entrer avec la princeffe & fa familie , dans un fouterrein fpacieux ou nous trouvames toutes les commodités de la vie. Je remerciai notre libérateur dans des termes fort ten. dres; & comme il n'y avoit pas de danger pour moi d'être vu , je fortois quelquefois de notre retraite, pour prendre 1'air. La difficulté que je trouvois a tirer ma princeffe des mains de ce malheureux géant m'occupok fans ccffe. Un jour que j'y rêvois feul dans le bois , & que je confidéröis en möi-même de quelle manière je pourrois la remettre fürement dans les états du roi fon père , je jettai par hafard les yeux fur une payfanne qui vonloit lier une charge de bois', avec une corde tróp courte de la moitié. Je ne pus m'empêcher de rire de la voir obftinée darts cette entreprife. Comment veuxtu, lui dis je , enlever ce bois avec fi peu de corde ? ne vois-tu pas que tu n'en pourra jamais venir a bout. Je le ferai plutót , me répondit

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