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liii Les Soirees mille plaifirs pour rendre les fêtes plus magnïfiques; le feul prince Bel Efprit, peu fenfible k tant dé galanterie, témoigna bientöt] a fes frères le defir ardent qu'il avoit de tirer de captivité la princeffe Brillante. Cette illuftre malheureufe, leur dit-il, qui gémit dans un affreux cachot, fe plaint fans doute de ma négligence, ou n'eft occupée qu'a pleurer ma mort; &c loin de prendre aucun plaifir , je me dois reprocher töus lesmomens que jediffère k la fecourir.

Ces piaintes étoient trop juftes ; les princes d'un confentement unanime fe préparèrent k partir. Le prince Boncceur feulement, avec toutes les princeffes, k 1'exception d'Adreffe , reftèrent k la cour du roi Jamaisvu, pour le confoler de 1'abfence de Languedor , qui s'arracha des bras de 1'amour, pour fuivre fon frère dans cette entreprife.

L'on avoit déja arrêté le jour du départ, fans favoir précifément de quel cöté on devoit tourner pour chercher le miroir de Sageffe, lorfque Bel Efprit étant allé faire un facrifice k Venus pour fe la rendre favorable, fut furpris d'entendre du creux de 1'autel une voix qui lui paria en ces termes : ta princeffe n'eft point morte, mais elle n'a d'attache k la vie qu'autant qu'elle efpère te retrouver fidéle ;pourfuis ton généreux deffein, Venus t'affure d'un plein

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