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it§ Les Soirees doute toucher, par le jufte repentir que vous en témoignez. Nous allons, ces étrangers & moi, travailler a les appaifer par des facrifices , que nousfavons leur être agréables, & nous n'épargnerons point notre vie pour votre falut. J'efpère en mon particulier, aidé de 1'aimable princefië Adreffe , que nous détruirons la main fatale, avant que la journée de demain foit paffee , & que vous ferez a jamais délivré d'un fléau que Pillufion & le menfonge ont forgé,pour vous punir de n'avoir pas voulu écouter la vérité.

L'empereur avoit tant de confiance en la fageffe & au courage de ces princes, qu'il ne s'oppofa pas a de fi généreux deffeins, quoiqu'il les trouvat prefqu'irnpoffibles dans leur exécution , & fentit dans ce moment renaitre 1'efpérance qu'il avoit perdue de revoir fa fille.

Les princes s'étant retirés, Engageant & Ia princeffe allèrent fe préparer pour le lendemain a rompre 1'enchantement de la main fatale ; mais quoique le bruit courüt qu'un feul homme, aidé d'une fille, devoit s'expofer a détruire la main de Sobarre , perfonne n'ofoit mettre la tête a la fenêtre , pour être fpeöateur de cette expédition; chacun appréhendoit trop d'être la viüime de cette aventure , & l'on fe contentoit de rcgarder du cóté de la mer, par des jaloufies

très-étroites,

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