Tekst
Onderstaande tekst is niet 100% betrouwbaar

Bretonnes. 119 frès-étroites, ou a travers des barreaux de fer fort épais.'j

Engageant Sc la princeffe feuls ne furent point épouvantés ; la fée, Légere de qui ils avoient recu leurs inftrucfions, les avoit affurés du fuccès. Ce prince tenoit d'une main la ftatue. de Vérité , Sc de 1'autre fon épée nue, dont la lame diffipoit les enchantemens. La princeffe portoit devant elle le miroir dè Sageffe , & 1'un Sc 1'autre s'étant rendus fur le bord de la mer avant la pointe du jour, attendirent avec impatience que la main fe fit voir.

A peine 1'aurore commencoit-elle a paroïtre fur 1'horifon, que cette cruelle main, entourée d'une lumière éclatante, s'éleva du cöté de 1'orient, Sc peu-a-peu s'approcha d'AdreAé. Cette princeffe en examinoit les mouvemens avec attention, Sc lorfqu'elle s'appercut qu'elle fondoit fur elle, elle lui oppofa promptement Je miroir de Sageffe. La main ne pouvant foutenirla vertu du miroir, fe referma auffi-töt, & parut comme engourdie Sc immobile. Engageant lui fit alors toucher la ftatue de Vérité ;

dans ce moment, la main qui avoit été pro- ' duite par le menfonge, s'enfon§a en terre-, &c l'on vit fortir a la place un crocodile furieny. Le prince , fans s'effrayer , fe jetta defTus, & pendant un combat qui dura plus de deux heuTomc XXXI'L i

Sluiten