Tekst
Onderstaande tekst is niet 100% betrouwbaar

Bretonnes. 135

au milieu de la place ; chacun crut d'abord qu'il y étoit confumé, paree qu'il s'éleva une efpèce de fumée.qui le déroba a la vue des affiftans; on plaignoit fon malheur, on 1'accufoit d'imprudence &c de préfomption, mais 1'habit de falamandre, dont il étoit couvert, avoit trop de vertu, pour qu'il eüt lieu d'appréhender un fort pareil; au contraire, après s'être roulé pendant très-long-tems au milieu de ces flammes qui diminuoient peu k peu ; il les éteignit fi bien , qu'il n'en parut pas feulement une étincelle. Le peuple témoigna 1'excès de fa joie par mille acclamations ; l'empereur fe vit au comble de fes dcfjrs; il embraffa les quatre princes avec des tranfports qui ne fe peuvent exprimer, & courut promptement avec. eux vers la tour oü Brillante étoit renfermée ; mais Cubulanbuc qui voyoit fes enchantemens détruits d'une manière fi extraordinaire , s'y étoit retiré pour en défendre 1'entrée; il efpéroit, par la force de fes charmes &z par le pouvoir des démons , empêcher la délivrance de la princeffe; pour cet effet, il mit promptement fur fa tête un chapeau de verveine, fe ceignit les reins d'une ceinture de fougère, puis prenant dans un vieux fac de la rnandragore, de la panacee & du trefle a quatre feuilles, il jetta le tout enfemble dans une foffe qui étoit de-

I iv

Sluiten