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BretonnesJ 137 cule que lui apporta la fée Légère, par ordre de Pandrague , au moment qu'elle fut jettée dans cette affreufeprifon; que cette même fée avoit pris le foin de lui amener tous ceux & celles que la main enlevoit chaque mois, & que c'avoit été du moins une efpèce de confolation pour elle, que la compagnie de ces princes & princeffes de fon fang; mais 1'aimable Brillante fe rappellant au milieu de fon difcours la mémoire de fon cher prince, fe mit a pleurer amèrement. L'empereur attendri par fes larmes, & informé dufujet qui les faifoit couler, ne put s'empêcher d'y joindre les hennes fc & d'avoir honte de fes premiers mouvemecs de colère.

Le fauvage Barbario qui voyoit que Fabfence n'avoit pas ralenti la tendreffe que cette princeffe avoit pour lui, voulut fe réjouir un moment. Oh, oh, dit-il, d'un air brufque , voila une plaifante bagatelle, pour vous tant affliger; vous n'avez perdu qu'un amant, & vous en trouvez trois aujourd'hui, qui le valent bien. Indigoruca, Mirliro & moi nous fommes frères, vous en avez le choix ; mais comme je fuis [leur ainé, ils ne me difputeront pas un cceur qui m'appartient, puifque fuivant toutes les apparences, le prince Bel Efprit n'eft plus en vie. Je ne vous parois peut-être pas fi galant

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