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{3$ Les Soirees

que lui, mais je fuis fur que nous ne ferpns pas plutöt mariés , que vous me trouverez beau a merveille. Combien d'aimables filles époufent-elles aujourd'hui des magots ? Sc pourquoi n'accorderiez-vous pas a Ia reconnoiffance des fervices que nous vous avons rendus, Sc a 1'état, ce que tant d'autres donnent au caprice ou al'intérêt ?

L'empereur Sc la princeffe étoient dans Ie dernier étonnement du difcours du fauvage ; ils regardoient les fées, qui voulant fe divertir a leur tour , dirent a Brillante que Barbario n'avoit point tort, Sc qu'il étoit trop jufte qu'elle récompenfat fon ardeur, puifqu'il étoit venu de fi loin la délivrer de I'efclavage, oii fans lui elle feroit reftée jufqu'a la mort. Ah I que j'y rentre plutöt pour le refte de mes jours, s'écria douloureufement la princeffe, je n'oublierai jamais mon cher prince; 8c s'il eft mort, ila emporté avec lui toutes mes affeöions dans le tombeau. Qu'ai - je donc fait aux Dieux , continua-t-elle, pour qu'ils me rendent fi malbeureufe ? Je renonce pour toujours k 1'ufage de la vie ; elle me paroit affreufe, fans 'efpérance de revoir un jour mon amant. Elle pleuroit abondamment, en proférant ces trifte s paroles. Eh bien , reprit la fée Pandrague , il faut donc, aimable princeffe,vous rendre cette

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