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fr'i Tima'nörü jufques-la il n'avoit point aimé : aucun objet nê lui avoit paru digne de fon attachement ; ce n'eft pas que Zemona n'eut un grand nombre de beautés a fa fuite , mais Timandre leur avoit toujours trouvé desdéfauts ou dans 1'efprit, ou dans Phumeur. Belife reroplie d'amour propre , & fans ceffe occupée du foin de plaire , en vouloit k tous les cceurs , & n'accordoit un fouris gracieux qu'a ceux qui lui difoïent qu'elle étoit belle. Célerine, dans de certains momens , étoit prévenante , careffante , & dans d'autres elle étoit dédaigneufe & piquante. Fatma fe piquoit d'être favante , & ne parloit prefque jamais que des affaires du tems , dècidoit de tout, & ne trouvoit pas de femmes affez fpirituelles pour s'entretenir avec elle. Barbane étoit fiére , & s'ennuyoit par • tout. Felice fe donnoit trop de mouvemens en parlant , & avoit un air trop embarraffé ou trop pincé. Enfin de toutes les perfonnes qu'il connoiffoit il n'y en avoit pas une qui put lui plaire. II s'imagina que celle dont on lui parloit fur le papier feroit telle qu'i! pouvoit le défirer. Flatté de cette idéé , d ne fongea qu'iu plaifir de la voir ; ce qui le tachoit beaucoup , c'eft que le p.tit papier ne luj marqueit pas le lieu qu'elle habitoit: dans cette incerjitude il marcha pour trouver dans la forêt

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