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E T B E E V E T T E. IJl reine votre époufe, je paffai dans vos états, je vous y vis , Si j'adrnirai la fageffe avec laquelle vous les goitverniez. Je vis auffi la petite princeffe Zelimé, votre fille ; je lus dans les aftrës qu'elle feroit la plus parfaite créature du monde,fi le foin de fon éducation étoit confiéa quelqu'un quis'en trouvat capable. Touchée de la voir entourée de femmes fans vertu & fans aucuns principes , je pris la réfolution de 1'enlever de leurs mains; pour cela je pris la figure d'une chienne noire, Sc je 1'enlevai de fon berceau. Je lui donnai le don de réuffir parfaitement dans tout ce qu'elle entreprendroit; elle chantè, danfe , Sc joue de toutes fortes d'inftrumens, comme fi elle avoit eu les plus excel» lens maitres. Je la cohfiai enfuite a Fatime , ( c'eft la même femme qui vouS a donné une feuille , dont jelui avois fait préfent, & a laquelle vous devez la vie.) Je lui recommandai Ja princeffe , Si lui or donnai en même tems de la faire paffer póurfa fille. Je connoiffois fon caracfère, Sc plufiéurs fois j'avois été témoin Sc de la grandeur de fon ame, Sc de la drolture de fon cceur. Fatime defcend de parens vtertueux, qui n'étoient pas nobles, a la vérité; mais fa facon de penfer eft une preuve qu'on peut avoir des fentimens de vertu Sc d'élevation, faps être d'wne naiffance illuflre. EUe a

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