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ET ËLEUETTE. 175

fils d'Abdal. Q.i'il eft léger , difoit-elle a fa chere Fatime! auroit-on pu penfer , en voyant la douleur qu'il reffentoit de me quitter , qu'il eüt pu m'oublier avec tant de faciliré. Hélas 1 il étoit moins voldge lorfqu'il étoit papillon. Que ne 1'eft - il encore ! j'aurois du moins le plaifir de le voir. Enfin le jour qui, felon elle, devoit être le plus malheureux de fa vie, arriva ; elle fut conduite au temple comme une viclime. Timandre, de fon cöté, s'y rendit, bien réfolu d'affurer la perfonne qu'on lui deftinoit, qu'il fe détermineroit plutöt k perdre la vie, qu'a lui donner la main. II entra donc , Sc traverfant avec un air fier la nombrettfe affemblée, il appro» cha de la princeffe. Elle étoit pale & tremblante. II n'eut pas plutót jetté les yeux fur elle , qu'il la reconnut pour être celle qu'il adoroit. Quelle joie pour lui! quelle charmante furprife pour elle ! II lui fit connoitre en peu de mots combien il trouvoit fon fort favorable; il remercia Silentieux Sc le roi fop père de la tromperie qu'ils lui avoient faite; enfuite on fit Ja cérémonie qui s'acheva au grand contentemem de tout le monde. Comme on alloit fortir du temple , on entendit un coup de tonnerre qui fit trembler les plus déterrritnés; les voutes de ce fuperbe édifice s'entr'ou-

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