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S I N C E R. 183

La princeffe lut ce papier plufieurs fois, &c fe flatra que fes yeux étoient affez puiffans pour toucher ce jeune prince, & qu'elle en feroit la conquête fans être obligée de chercher le plus laid des hommes pour lui donner de 1'amour. Remplie de cette confiance , elle voulut rentrer dans le cabinet, ne doutant pas que 1'inconnu, ne fut réveille ; mais une toile d'araignée, au travers de laquelle il étoit impoffible de diftinguer aucun objet, en ferma l'entrée auffi-töt qu'elle fe mit en devoir d'en approcher. Un fi léger obfiacle ne m'empêchera point de paffer, dit Aigremine ; elle s'avance , & malgré tous fes efforts, elle ne put jamais lever ni percer cette toile. Etonnée d'une fi grande réfiftance, elle prit le parti de remonter dans la forêt, de retourner auprès de la reine, & de faire chercher cet homme fi vilain qu'il falloit rendre amoureux avant que d'enflammer celui qu'elle venoit de voir. Elle repaffa donc dans les mêmes appartemens,remontal'efcalier,& fortit de 1'arbre par la porte qu'elle avoit ouverte. A peine en étoit-elle fortie, que cette porte fe referma fans qu'il lui fut poffible de voir par ou elle s'étoit ouverte^ni de retrouver la petite clef. Elle tourna plufieurs fois autour de 1'arbre, mais ce fut inutilement. Défefpérée de cette aventure,, elle reprit le chemin du chateau, & fe

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