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S I M C Ê R. ^ dans deux jours le prince arriverolt pour Fépoufer. Cette nouvelle qui auroit fait un grand plaifir a beaucoup de princeffes , affligea fenllblement la jeune Aimée ; elle en fut fi troublée qu'elle n'eut pas la force de répondre un feul mot a la fée. Farouche s'imagïnant que c'étoit la joie qui 1'empêchoit de parler, la baifa au front, & lui difant adieu , fe remit dans fa boule qui reprit le chemin Par lequel elle étoit venue. Cephife arrivant auffi-töt, vint dire a la princeffe que la reine la vouloit entreteftir • elle fe rendit donc auprès d'elle , & fdns donner le tems de répondre, elle lui ordonna de fe preparer k recevoir dans deux jours le pnnce Papiüon pour époux. Aimée fe jetta k fes genoux, & la conjura de retirer la parole qu elle avoit donnée a Farouche. La reine fut ïnflexible , elle craignoit le pouvoir des fées; & dans 1'efpérance que cette fée lui donneroit un ,our des marqués de fon amitié, elle dit k fa hlle qu'elle vouloit être obéie. Cette princeffe n'ofa répondre, & fe retira fort affligée. Aigremme qui dans un autre tems auroit été jaloufe de la préférence que la fée avoit donnée k fa fceur en fut charmée, fe flattant que Sincer ne la voyant plus pourroit s'attacher k elle Une nouvelle fi facheufe vint bientöt aux oreilles de ce malheureux roi; il en tomba daneéreuTome XXXII. N

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