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Sincer. 199 fée, car c'en étoit une, eut foufflé fur moi, je me trouvai transformé comme elle , &: que je la vis s'éloigner de moi en riant de toute fa force. Je n'ofai plus retourner dans mon palais, ni me vanter de' ma naiffance , perfuadé qu'on ne me croiroit pas. L'envie que j'avois de reprendre mon premier état me détermina a parcourir différens royaumes, & a voir plufieurs cours , dans 1'efpérance de trouver une princeffe telle que la fée me 1'avoit dépeinte , mais ce fut inutilement. Je me laffai donc de chercher , & je formai la réfolution de vivre dans quelque coin du monde , éloigné de tout commerce. Je choifis le rocher oii vous m'avez vu ; je Phabitois depuis un an , lorfque j'eus le bonheur de vous voir pour la première fois; vous me parures une divinité , je fentis que vous étiez celle qui pouvoit feule m'infpirer de 1'amour fans ofer efpérer de vous en infpirer k mon tour , ni penfer qu'il vous fut poffible de vous accoutumer k me voir : j'allois quelquefois dans le fouterrein de la forêt pour avoir Ia fatisfaction de me retrouver pendant quelques minutes tel que je fuis. Je fus furpris un jour d'y voir la princeffe votre fceur, paree qu'un talifman en défendoit 1'entrée a tous les mortels. Je feignis de dormir , & pour ne lui point parler , ck paree que je fentois que le moment

Niv

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