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aoo Le Prince

de ma méramorphofe alloit arriver , elle fe fit en effet auffi-töt qu'elle fut fortie du cabinet. Je fortis alors du fonterrein par un chemininconnu a tout autre qu'a moi; elle-même elle en fortit auffi, paree qu'il ne lui fut pas poffible de rentrer dans 1'appartement ou elle m'avoit vu.

Elle venoit d'avoir vingt ans accomplis, & fon anneau n'avoit de vertu contre les talifmans que jufqu'a ce qu'elle eut atteint cet age. Voila, ma chère Aimée , mon hiftoire , il ne me refie plus a préfent qu'a vous jurer une tendreffe éternelle , Sc qu'a vous prier de fouffrir que je frffe tous mes efforts auprès de la reine votre mère ,pour qu'elle vousaccorde a mon amour, 6c qu'elle vous permette de venir régner dans des états oii vous verrez tout le monde em* preflé k vous plaire. En acbevant ces mots , il vit entrer Aigremine Sc Farouche qui avoient écoutéleur converfation; l'une Sc 1'autre étoient en farle ;la fée , paree qu'Aimée dédaignoit fon neveu , Sc Aigremine , paree que le prince Sincer qu'elle reconnoiffoit pour cet homme fi charmant qu'elle avoit vu dans ie fouterrein , étoit amoureux de fa fceur. Elle fit éclater fa colcre contre les deux amans, mais Farouche termina la difpute en s'approchant de la malheureufe Aimée ; &c la prenant par des bouc'es de theveux qui tomboient de fa coëffure , elle

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