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SERMON II. Vabus de la Pbilof. &c. 27

fimplicité de 1'Evangile. Quels que fuflent ces Do&eurs, que quelques-uns croient avoir été de la fecte des EJféniens, il paroit, que leur fyftême étoit un mélange de Platonifme & de Judaïsme. Ils adoptoient les idéés des Platoniciens fur les Anges, qu'ils .regardoient comme des interceffeurs auprès de Dieu. Ils préfcrivoient en même tems de grandes abftinences & 1'obfervation de tous les rites de la Loi. C'eft contre les artifices de ces gens-la, que St. Paul veut, que les Coloiliens fe précautionnent. Prenez garde, que perfonne nevous butine par la Philofopbie, &? par de vains raijonnemens conformes a la tradition des hommes. Le terme de 1'original, traduit par butiner, fignifie proprement pïller, emmener prijonnier, prendre pour butin. L'interprete Latin, n'aiant égard qu'au fens, a traduit par féduire. Que perfonne nevous butine par la Pbilojopbïe £5? par de vains raifonnemens. L'Apótre emploie, a la maniere desGrecs, deux termes pour exprimer fa penfée. II parle des fophismes éblouïffans d'une fauffe Philofophie. Non qu'il blame le bon ufage de cette fcience, qui confifte a rechercher & a étudier la vérité par la Raifon. II ne condamne que 1'abus, qu'en fefoient les faux Do&eurs. Comme St. Paul parle de raifonnemens conformes a la tradition dei hommes, quelques Interpretes penfent qu'i indique une nouvelle fource des erreurs;

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