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IV.

j4rt<fire rits faux Phüejoybes.

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8 SERMON 11 Vabus de la

bndé fur des loix immuables, qui concouent a fa perfecTjon, a le prendre dans fa otalité ! Ne peut • on pas concevoir, que & nature de ce plan n'admet qu'un feul état 1'épreuve pour le genre-humain, qui dé:ermine fon bonheur ou fa mifere pour janais ? L'hommene connok-il pas clairenent la condition oü il fe trouve ? Le bonleur & le malheur ne lui font-ils pas proDofés ? S'il choifit la plus mauvaife part, ne doit-il pas s'en prendre a lui-même, & Dieu n'eft;-il pas pleinement juftifié, puisque ni fa bonté , ni fa juftice n'exigent, qu'il anéantiffe fes loix , & qu'il change un plan fagement formé en fon tout, en faveur de ceux, qui ont volontairement refufé d'entrer dans fes vues ? Prenez donc garde, qu'on ne vous furprenne, en vous piopofant des principes vrais en eux-mêmes , mais dont on fait de faiuTes applications. Soiez fur vos gardes a eet égard contre 1'illufion.

IV. Artifice. Omdcbede femparèr des efprits, en affefiant de vouloir les garantir de la crèdulité & de la fuper/lition. C'eft-la une des rufes les plus ordinaires de nos faux Philofbphes. La crèdulité des hommes, leur penchant a la fuperftition, le maintien du beau privilege de penfer hbrement: ce font-la les lieux communsde ces Doéteurs ; c'eft ce qu'ils répétent fans celle. A les en croire, la foi a des vérités

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