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v.

Artiftce de. faux Philo : opbes.

40 SERMON HL Vabus de la

maximes fombres & févéres, qui ne tendent qu'a* vous rendre efclaves, & k vous priver des douceurs , dont il ne tient qu'a vous de jouir. Prenez garde M. E. de vous en laiffer impofer par une telle Philofophie. Rappellez-vous fans ceffe, que la crèdulité confifte a croire fans preuves fuffifantes ; & non a fe rendre k des vérités fondées fur ce qu'il y a de plus évident & de moins contefté; que la juperjlition coniifte k fuivre fans motif des maximes bizarres , & peu propres k honorer Dieu , & non k fe régler fur des préceptes diccés par la fame Raifon même, & fcellés du fceau de la Divinité.

, V. On tire des confèquences trop générales de certains principes particuliers. C'eft-la une des grandes caufes des progrès de 1'incréduhté dans notre fiecle. Un homme, qm fait ufage de fa Railon,s'apperc;oit, que quelques dogmes, quelques pratiques d une fociété Chrétienne font en eontradiction avec les principes les plus clairs & les plus évidens. On veut, qu'il tienne pour infaillible un homme , ou des hommes, dont il connoit 1'ignorance & la petiteffe • qui tout au plus ne font pas plus éclairés que d'autres, & font toujours fujets k fe tromper. On demande, qu'il croie, qu'un corps fe trouve tout entier en cent mille endroits a la fois. On exige, qu'il s'occupe de mille cérémonies fupèrftitieufes, que

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