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de Jacob. 12$

dans cette contrée , avoit fans doute beaucoup contribué a y conferver de juftes idees de 1'Ëtre fouverain , & du culte qui lui eft dü. Non feulement Balaam connoiübit & adoroit le vrai Dieu , mais il étoit du nombre de ceux , a qui Dieu iè révéloit, & en*qui lè trouvoit Pefprit de Frophetie. Quand on lit avec attention la narration de Moyfe, & que Ton en pefe mürement toutes les circonftances, on ne peut entrer dans la penfée des Théologiens, qui regardent Balaam comme un Enchanteur & un faux Prophete. Lorsque les députés du Roi de Moab arrivent chez lui, & Pinvitent a fe rendre auprès de Balak pour maudire Israël, il leur dit, demeurez ici cette nuit, je vous répondrai, felon que l'Eternel nfaura parlé. La nuit Dieu lè révele a Balaam, s'entretient avec lui & lui donne fes ordres. En conféquence il répond aux Envoyés de Moab: allez-vous en dans votre Pays, car F Eternel a refujé de me laiffer aller avec vous. De nouveaux Ambaffadeurs étant venus le folliciter, il leur répond: quand Balak me donneroit Ja maifon pleine d'or £«? d1 ar gent, je ne pourrois point transgreffer le commandement de TEternel mon Dieu , pour faire aucune choje^petite ni grande. Ce n'eft pas la alfurément le langage d'un Enchanteur, ni d'un faux Prophete. Un Enchanteur, un faux Prophete a-t-il un commerce li faroi^ Tome ƒ. 1

Nombr. XXII.3-I3.

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