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de Jacob. 133

3, cue, lorsqu'il s'agit de proprTétifer, il „ dépende de nous de dire, ou de ne pas „ dire ce que nous voulons? C'eft DieUj „ qui nous fait parler, comme il lui plait„ fans que nous y ayons aucune part. Je „ n'ai pas oublié la priere, que les Madia„ nites m'ont faite. Je fuis venu dans le „ delfein de les conteiiter, & je ne penfois „ a rien moins qu'a publier les louanges „ des Hébreux, &a parler des faveurs, „ dont Dieu a réfolu de les combler. Mais „ il a été plus puiflant que moi, qui avois „ réfolu, contre fa volonté, de plaire aux „ hommes. Car lorsqu'il entre dans notre „ cceur , il s'en rend maitre, & ainfi, „ parcequ'il veut procurer k félicité de „ cette nation & rendre fa gloire immor„ telle, il m'a mis en la bouche les paroj, les, que j'ai prononcées."

III. Il nous refte a éclaircir une troifieme queftion , pourquoi Balak comptoit fi fort fur le jecours de Balaam? Lui-même nous 1'apprend dans le difcours, qu'il ordonne a fes Ambaffadeurs de tenir a ce Prophete; Je fats, que celui que tu béniras, fera bénit, £5? que celui que tu maudiras, fera maudit. On voit par-la, que ce Prince idolatre étoit perfuadé, que Balaam avoit un grand pouvoir. 11 y a de 1'apparence, que dès ce tems-la étoient établies deux coutumes, qui furent très-ordinaires dans les fiecles fuivans; 1'une étoit YEvocatian I 3

iil Pourquoi Balak comp. toit fur le fecours dt Balaam.

Nombr. XXII. 6.

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