Onderstaande tekst is niet 100% betrouwbaar

182 SERMON VUL Les traverfes

furtout dans les ouvrages poëtiques, pour exprimer la chofe, dont il s'agit,avec force & avec énergie. L'Auteur facré a eu deP fein de retracer par lk le nombre & la grandeur des maux , qui ont alfailli 1'Eglife; c'eft ce qui ne foufFre pas de difficulté. Mais que faut-il entendre par Ia jeunejfe dPfraëi? Les uns remontent jufques au tems des Patriarcbes, & rappellent ici les voyages pénibles & les travaux de ces faints hommes, leurs affliclions & les périls, auxquels ils furent fi fouvent expofés, & de cette époque on paffe aux fiecles, qui ont fuivi. D'autres ne remontent que jufqu'au tems, oü. les Jfraélites formerent un corps de Nation en Egypte, & fe virent .aiTervis k une dure fervitude. Cette derniere explication eft la plus fimple & la plus naturelle. II efi: ordinaire aux Ecrivains facrés de défigner ce tems la par celui de Ia jeunejfe dPfraël, ainli qu'on le voit Ezecb. XXÜf. 3 & OJ'ée II. ij, oü le tems de Ia jeunejfe & celui du féjour en Egypte font des expreffions équivalentes.

C'est donc depuis cette époque jufques après le retour de la captivité de Babylone que l'Eglife Ancienne pouvoit dire, qu'elle avoit fouvent fouflert de grands maux de la part de fes ennemis, & que néanmoins Dieu 1'avoit confervée & foutenue.

Mais fi elle avoit de juftes raifons de tenir ce langage, l'Eglife Chrétienne n'a pas

Sluiten