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206 SERMON IX. VEnlevement dans eet Arrêt que fe trouve cette dédaration, jbonorerai ceux qui vfhonorent

Mes Freres,a proprement parler 1'homme ne peut contribuer en rien a Ja gloire du Dieu fort. Mais eet Etre fouverain veut cependant, que Ia créature lui paye Je tribut, qu'elle doit a fon Créateur. Il demande, qu'on ait pour lui des fentimens de refpect & de foumillion, qu'on préfére fon ferviceatout, que 1'on s'intérefie a fa gloire, & qu'on lui obéïffe fans réferve. Quoiqu'iï ait un droit naturel a ces hommages, il ne lailTe pas de promettre a 1'homme de les recompenfer; il s'engage a honorer ceux, qui auront ainfi rempli leurs devoirs. Quoi de plus encourageant! Ceft le Dieu tout puiffant, celui qui fait affigner aux aétions leur jufte prix, & ce qui doit furtout nous animer, ceft le Dieu véritable & fidele, qui s engage, & qui ne peut manquer d'accomplir les promelTes.

Aussi 1'expérience de tous les fiecles at-elle démontré par de nombreux exemples, que 1'on peut compter fur fa parole. Un des plus iliuftres fans contredit eft celui d Enocb, qui, diftingué par la plus éminente piete, tut aulli diftingué par la plus magnihquerecompenfe,& duquel on peut dire a la lettre, que Dieu bonora celui qui Pavoit bonorè. Enocb, nous dit Moyfe, mareba avec Dieu, fe?' ne parut plus, car Dieu le prit.

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