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Partie. I.

facib reconnoit la divinité du finge.

Jer. XXIII. 24.

282 SERMON XI. La Vifion

Sans doute que Jacob, de même qn1 Abraham & Ifaac, avoit des idéés de robjet de fa Foi, convenables au tems, oü il vivoit; qu'il envifageoit la femence promife, fource de bénédiétions pour toutes les families de la terre , comme un Rédempteur, qui procureroit aux hommes des biens plus précieux que ceux de la vie préfente. Mais n'ailons pas plus loin , & évitons d^attribuer a l'Eglife des premiers ages ce qui n'appartient qu'a celle du Nouveau Teftament. 11 eft tems d'examiner 1'impreiTion que les grands objets, qui s'offrirent a Jacob en fonge, firent fur lui. C'eft ce qui nous occupera dans le refte de ce Difcours.

Quand Jacob fut reveille de fon fommeil, il dit, eert es ï1 Eternel efl en ce lieu £f je n'enfavois rien. Et il eut peur fer* dit; que ce lieu efl épouvantable! Ceft ici la maifon de Dieu c'eft ici la porte des cieux. Remarquez dans le Patriarche

I. Une intime convitlion de la Divinité de. la révélation, dont Dieu Vavoit honoré.

II. Unviffentiment de fonindignité. III. Une religieufe frayeur.

1. Le Patriarche reconnoit la divinité de la révélation, dont Dieu Vavoit bonoré: eert es V Eternel eft en ce lieu, & je n'en favois rien. Vous comprenez fans doute, que Jacob ne parle point de la préfence univerfelle de Dieu, il n'ignoroit pas, que Dieu remplit les Cieux £sP la Terre. Mais

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