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194 SERMON XII. Apologie cf Elifée

:omme l'Hiltorien facré le dit exprefiement lans le vs. 12. de notre Chapitre, mais jue felon la coutume de ces tems-la, il ivoit auiïl rafé fes cheveux. 11 nous femble néanmoins plus fimple & plus naturel de reconnoïtre, que le Prophete étoit réritablement chauve, & que ce fut k ce défaut naturel que les Enfans de Béthel infulterent. A juger de cette raillerie par nos mceurs on penferoit, qu'elle n'étoit pas de nature a exciter le reflentiment i'un homme grave. Mais il faut en juger •mtrement, & 1'injure n'étoit pas aulfi égére qu'elle peut nous le paroïtre. Pour vous en convaincre & pour juftifier Elifée, confidérez avec nous I. La nature de 1'infulte. II. La qualité de la perfonne in%ltée. III. Le genre de la punition.

I. Faites réflexion fur la nature de Vinrulte 5 & vous en fentirez toute la grandeur. Elle étoit préméditée, odieulè en ;gard k la circonftance du tems, oü elle ait faite, & atroce en elle - même. Je dis ju'elle étoit préméditée. II y a tout lieu ie penfer, que les habitans de Béthel, le principal fiége de Pidolatrie dans le Royaume d'lsraël, informés, qu'Elifée étoit en chemin pour fe rendre dans leur ville, excitêrent leur jeunefie k aller au devant de lui pour 1'infulter. Quarante-dcux de ces enfans dévorés indiquent un attroupement fait de propos délibéré & a deffein. Si

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