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les difcours de Job &de fes trois amis. 127

met de la tête, & que cetteépoufe imprudente lui témoigna de Tétonnement de ce quil confervoit encore fon intégrité. Ta parles comme une femme infenfée. Quoi nous recevrions de Dieu le bien, Ö> nous rien recevrions pas les maux? Dans toutes ces chofes Job ne pécha point de fes levres. Mais perfévéra t-il dans cette modération, & ne permit il pas d fa langue de pécher en profêrant des paroles peu mefurées ? Son cruel adverfaire, je 1'avoue, n'eut pas le plaifir qu'il s'étoit promis, de le voir enfin fuccomber a fes maux,au point de renoncer a fa piété & de maudire fon Créateur en face. A eet égard, Job triompha des tentations que Satan , par la permiflion divine, lui avoit fufcitées. Mais il feroit difficile de juftifïer tout ce qu'il a dit dans le cours de fes fouffrances. Scuhaiter d'étre mort des fa naiffance, n'étoit-ce pas oublier les faveurs innombrables que Dieu lui avoit faites pendant le cours d'une longue prospérité ? Regréter que Dieu le laisfdt encore en vie; défirer que Dieu Vécrafdt, & lachdt fa main pour ïachever; n'étoit-ce pas méprifer un tems

qui

Eed. v. 6. 2.

Job I. ff.

S; II. s.

Job. III.

IX.

Job VI.».

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