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les difcours de Job & de fes trois amis. 129

que j'en ai cités le prouvent. Les cenfures du fage Elihu le confirment. Et furtout les déclarations divines le rendent inconteftable: car quelle plus forte preuve qu'on s'eft exprimé d'une maniere digne de blame, que d'étre accufé par 1'Etre fuprême, dïavoir obfcurci le confeil par des paroles fans fcience? Auffi, comme je 1'ai déja remarqué, Job reconnut fa faute, & la déplora amérement. D'oü vient donc, M. F., que Dieu non feulement fit aux trois amis de Job des reproches beaucoup plus vifs qu'a Job luimême, mais qu'il voulut que Job fut leur intercefeur, & qu'ils recuffent par fon entremife le pardon de leur faute ? La raifon doit en être cherchée dans le témoignage que Dieu lui rend , d'avoir parlé devant lui avec 'droiture. D'un cöté, il faut qu'en effet Job n'ait pas porté fes plaintes jufqu'au murmure , puisque St. Jaques 1'a cité comme un modele de patience & de foumijfion. D'un autre cöté, il ne faut que lire attentivement fes .difcours , pour y reconnöitre qu'il avoit, de la fagejfe, de la bonté, &dela juflice de Dieu, Tom. I. I les

Job

xxxviir.

Jnq. V.

10. II.

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