Onderstaande tekst is niet 100% betrouwbaar

Gen.XV.1,

248 SERMON fur Iargument du Sauveur

la Perfonne qui fait le fujet de ce langage, je fuis le Dieu d'un tel. Abraham, Ifaac, fif Jacob, & tous ceux en un mot que cette déclaration concerne , font- ce de purs efprits, des intelligences dégagées de la matiere? Non; ce font des hommes, des êtres compofés d'une ame & d'un corps, qui par leur union mutuelle conftituent 1'humanité. L'ame fans fon corps n'eft pas 1'homme, elle n'eft qu'une partie de 1'homme, étant créée pour compofer, par fa liaifon avec une matiere organifée, ce tout qui s''appelléun homme. De quelque bonheur donc que jouiffe un efprit humain féparé de fon corps, il eft pourtant dans un état d'imperfection, & ne peut être entiérement heureux a moins que fon corps ne lui foit rendu. Or, il eft certain que Dieu en fe difant le Dieu d'un homme, s'engage a lui procurer toute la félicité dont la nature humaine eft fufceptible. D'ailleurs-, quand eft-ce que Dieu fit, a Abraham par exemple, les promeflës qu'il exprimoit par ces paroles , je fuis le Dieu d'Abraham ? Quand lui dit-11 a Abram, ne crain Point, je fuis

ton

Sluiten