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Matt. XV. o.

286 SERMON fur le défir

ne lui öteroit pas le droit de punir nos anciennes ofenfes. Et cependant, pour peu que les hommes ayent d'averfion pour les grands crimes, ils font portés a fe croire affez vertueux pour être agréables a la Divinité: que dis-je ? Dans le tems même qu'ils vivent dans un défordre manifefte, & qu'ils ne peuvent fe cacher la méchancefé de leurs aélions, ils feinblent s'imaginer que par des pratiques arbitraires, ils pourront fuppléer au défaut des oeuvres morales; & qu'en faifant a 1'honeur de Dieu des chofes qu'il ne coro-mande pas, on compenfe 1'injure qu'on lui fait de négliger ce qu'il commandé* Témoin ces Payens, qui en vivant dans Ia plus horrible diffolution, prétendoient honorer leurs Dieux par des ofrandes fip des facrifices. Témoin ces Juifs , qui non feulement vouloient être jufiifiés par 1'obfervation d'une Loi, qui leur enfeignoit que cela étoit impojfible ; mais qui prétendoient même honorer Dieu par di verfes pratiques que la Loi n'exigeoit point, & qui ri étoient que des commandemens d 'hommes. JJEvangile, M. F.,' s'éleve fortement

con-

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