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vit Sc la fit paiTcr pour un miracle, Sc pour une marqué de la proteétion de fon Dieu. Qu'on ne m'en croye pas quand je dis que c'eft un fourbe : qu'on en croye Moyfe lui-même qui au io~. Chapitre des Nombres 10. jüfqii'au 33°. prie fon beau-frere Hobad de venir avec les Ifraëlites afin qu'il leur montrat le chemin paree qu'il connoiffoit le Pays. Ceci eft démonftratif, car fi c'étoit Dieu qui marchoit devant Ifraël nuit Sc pur en nuée ou en colonne de feu, pouvoientils avoir un meiileur güidc ? Cependant voila. Moyfe qui exhorte fon beau-frere par les motifs les plus preflans a lui fervir de guide; donc la Nuée Sc la colonne de feu n'étoit Dieu que pour le Peuple, Sc non pas pour Moyfe.

Les pauvres malheureux ravis de fe voir adoptés par le Maïtre des Dieux au fortir d'une cruelle fervitude , applaudirent a Moyfe Sc jureren! de lui obéir aveuglément. Son autorité étant confirmée, il voulut la rendre perpétuelle , Sc fous le prétexte fpécieux d'établir le culte de ce Dieu, dont il fe difoit le Lieutenant, il fit d'abord fon frere Sc fes enftns chefs du Palais Royal, c'eft-a-dire, du lieu oü il trouvoit ii propos de faire rendre les oracles; ce lieu étoit hors dc

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