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Ur) §. ii.

Mais pour rcvcnir aux légiflateurs, il n'y en a point eu qui n'ayent fait émaner leurs loix (*) de quelques Divinités 8c qui n'ayent taché de perfuader qu'ils étoient eux-mêmes quelque chofe de plus que de fimples mortels. Numa Pompilius ayant goüté les douceurs de la folitude eut peine a la quitter, quoique ce fut pour remplir le trönc de Romulus, mais s'y voyant forcé par les acclamations publiques, il profita de la dévotion des Romains , 6c leur infinua qu'il converfoit avec les Dieux, qu'ainfi s'ils le vouloient abfolument pour leur Roi, ils devoient fe réfoudre a lui obéir aveuglément, 6c obferver religieufement les loix 6c les inftruftions divines qui lui avoient été dictees par la Nymphe Egérie.

Alexandre le Grand n'eut pas moins de vanité; non content de fe voir le maïtre du monde, il voulut qu'on le crüt fils de Jupiter. Perfée prétendoit auffi tenir fa naiffance du même Dieu & de la Vierge Danaé. Platon regardoit Apollon comme fon Pere qui 1'avoit eu d'une Vierge. 11 y eut encore d'autres per-

* Voyez. Hobbes, Leviathan: de homme cap. i%, pag. 59. & 6o.

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