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Ï3P Ejjai fur les. facultés

plus grande quantité de fang vers ie cceur & le cerveau, rend la circulation plus vive , & donne en même-temps plus de vigueur , comme je 1'ai expliqué dans le fecond chapitre. Les peuples du nord , dit M. de Montefquieu , ont donc plus- de force: or, le fentiment de cette force leur donne plus de confïance en euxmêmes , plus de courage, plus de connoiffance de leur fupériorité, c'eft-a-dire ? moins de defirs de vengeance, plus de ge'ne'rofite', plus de franchife, moins de politique & de rufe. Mais, d'un autre cóté, le froid rendant leurs fens moins actifs , diminue leurs fenfations ; d'oü il réfulte que les mêmes peuples font moins inge'nieux , moins de'Iicats , ont moins de vivacité dans 1'efprit, font moins fenfibles au plaifir & a la douleur. Dans les pays du midi, au contraire, la chaleur qui relache les fibres , qui diminue leur force & leur reffort, rend les hommes plus laches, moins capables d'une aciion ge'ne'reufe, plus enclins aux aftuces, a la

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