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ct même son respect filial doivent préserver sa Bémoire de la honte attachée au supplice qu'il subit avec un courage si tranquille.

Tout le monde connait 1'humeur inquitte et féroce du Général Custine. Cet homme n'avait jamais gagné un coeur, il n'avait jamais évité ia haine d'un seul individu. Comme en Amerique, par la viok-nce de son caractère, et 1'intolérable despotisme de son commandement, il.avait provoqué dans le Régiment ci devant Saintongt une de ces dissentions civiles qui ne laissent plus de choix aux Officiers d'un Régiment qu'entre lédcsh-onneur ou la mort. Custine avait porté sur ies bords du Rkin, cette hauteur, cet orgueil et ce caractère intraitable qui 1'avaient forcé, dix ans auparavant, a s'exiler de son propre Régiment. Sur le Rhin comme sur la Qc/aware il s'était fait autant d'ennemis qu'il comptait d'Qfficiers. et presque de soldats soumis a ses ordres; et malheureusement pour lui, bien plus encore pour la République Francaise, Custine s'attachait bien plus a callomnier ces ennemis, qu'il ne eberchait i combattre ceux dc Ia République Francaise.

La dénunciation était 1'arme favorité du Général Custine, car son ame était dévorée par Ia jalousie la plusvive et en même tems laplus !,rSse. Sans parler des détionciatiors nombreuses que ce Général se permit contre des corps entiers qu'il accusa, indifférentement, de lacheté, : trahison

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