i ï ao°. 15' 8h 190. 4.0' 5h 190. 45 9h 49 6h 30 10 h 58
6'2h .45 nh&c. ao°
7H 43 —— -
Var. i°. 35'.
Lc P. cotte a donc vu de 4 a §h. du matin 1'Aiguille osciller de 40 i ao°. 15. Enfuite 1'Aiguille revint a 200, oü elle réfta Stationaire pendant deux mois.
M. se nebier de Gcnève m'a.marqüé que le 28 fes Aiguilles s'ëtoient foutCnües dans une marche uniforme avec celle du 07: muis qu'au matin du ig a 8 heures elles avoient varié vers le Nord d'un demi degré | fans qu'il püt, ditil3 attribuer a d'autres caufes, qu'a 1'A. B. de la veille, cc changement remarquable: les Aiguilles avoient regagné a ioh. le qüart d'un degré vers 1'Oueft, Sc elles fe font foutenues dans cétte place avêc leurs variations ördinaifes. . * . .■
Voila des obfervations multipliéèsdécifivcs: cependant M. boeckman marqué, dans lc déra'il très-intéreiïant qu'il a donné de fon obfervation, & qui m'a été communiqué par les foins obligeans de M. bernouilii, que, quoiqu'il fe foit fervi a Carlsruhè F t d'une:
*4 Question I. Des Affollemens,
«Tune Aiguille de neuf pouces très-mobile, il n'a pü y obferver aucune variation.
§• 56. J'ai donné afTez de détails: refumons un moment. II y a eu fur 3974 jours d'obfervations
166 d'agit. irr. le foir
8 —— matin:
Ia ' mil: du jour
•5° — tout le jour
236 jours d'agit: irrég.
fur quoi 131 A. B. 6c 14Ó avec les foupfons.
1 4 & les A. B. de la
1 ~ 6 veille, 6c du
a9 42 lendemain
162, _ I9g
Ces 236joursfontkdixfeptième partie du total. Par les obfervations de 1771 a 1776 j'avois trouvé (dans mes Recherches §. 101') qu'ils enfaifoient la onzième partie: mais j'ai remarqué dés lors que le nombre de jours irréguliers dimmuoit depuis 1774: ce qui s.eft foutena mais avec quelques variations: carj
Question I. Des Affaïlemens. 85
en 1771 il y en a eu 8 1775 - 27 1779 " ai
•71 ao 76-16 80 - 11
73 33 77 " 34 81 - 14
74 35 78 - 17 ■
a36
En général de 1772. a 1777 il yen a eu 131, Sc de 1777 a 178a 97.
§. 57. Les agitations irrégulières du mathi ou du milieu du jour font beaucoup moins fré-i quentes que celles du foir > or 1'on fait que 1'A. B. luit plus fréquemment le foir que le matin, Sc que fa plus grande force eft ordinairement paffée avant minuit (»). Cette fréquence comparative fournit donc un nouveau rapport avec 1'A. B. indépendemment de tous ceux dont nous avons déja parlé ( %. a8 — 30}.
Quant
(») C'eft un fait conltaté par Mr. wargentin (Mém. icS-iéde T. XV. p. 176) & par M. mairan ( Traité fur l A. B. p. 120.) il eft fujet a quelques exceptions mais peu nombreufes. Ceci n'eft pas contraire a ce que nous avons dit note (>) du §46, que 1'A. B. paroit ausfi de jour. Car, fi 1'on juge du nombre de fes apparitions de jour ou le foir, par celui des agitations irrégulières, les-; quelles font duqs ? 1'aétion de ce météore, on aura lc. . nombre d'A. B. le foir a celui des A. B. de jour, forome i6é: 70. oa comme 7: 3. a peu-près.
F 3
Z5 Que st ion ï. Des Jff'^lemens..
Quant aux affollemens de tout le jour j ils font le plus fouvent des fitnes de quelque A. B. dc la veille, ou des précurfeurs de celle qui luira le foir.
Enfin, nous remarquerons, que les 198 A-B. aóhtelles, précédentes, ou fubféquenres font les || de tous les jours auxquels ces agitations irrégulières ont eu lieuj ce qui prouve affez i'infiuence de ce Météore.
§ 58. Je n'ai parlé que des Obfervations que j'ai faites jusques a la fin de 1781: la raifon en eitque, comme je 1'ai dit, le mouvement régulier a été beaucoup plus foible, & fouvent nul en 1782 & 1783. d'ailleurs je n'ai obfervé depuis ce tems 1'Aiguille que cinq fois par jour, ma fanté ne me permettant plus de faire des Obfervations ausfi nombreufes que par le pafTé. Mais on a déja vü que 1'Aiguille a fouvent éprouve des agitations confidérables a Montmorenci, darts le tems même qu'elle y étoit ftationaire: la même chofe a eu lieu ici . En 178a. j'y ai obfervé quatre agitations irrégulières. Scavoir, le 18 Fevrier, une agitation de 10', 10' & 6' pour les trois Aiguilles rcspectivement par A. B. Le u du même mois une agitation de 18', 25' & 17. Le aa Avril par. A. B, M. brouwer en a obfcrvéc une
des
Question I. Des Affollemens. 87
de 19', 50' Sc 71. quelle différence entre les Aiguilles! Enfin le ao Novembre j'en ai vü unedeas, 30 Sc 28' par A. B.
E n 1783 j'ai vü une agitation irréguliere lc 13 Janvierde 18', 18 Sc 13' par Aurore Boréale: le 4 Mars par A- B.de 12', 8', ia': le 26 par A. B. de ia' Sc 16' Sc 10'. le 7 Avril par A. B- de 24', %l\ 10'. le 25, par une fuperbe A. B. de 60', 40' Sc 31': dérechef quelles différences entre les trois Aiguilles! Enfin le 26 Avril de la même année M. van der weyde a obfervé a la Haye fur la même Aiguille N°. III-, dont mon Frere s'étoit fervi précédemment, une Variation de l degré 24': mes Aiguilles étoient alors affez tranquilles, Sc, ce qui peut paroitfe furprenant, 1'Aiguille que la Société de Manheim a envoyé a la Société de Médecine de la Haye, Sc qui eft confié aux foins de M. van der weyde, n'a pas varié du tout pendant 1'agitation des autres. M. van der weyde, a décrit fes obfervations Sc les miennes dans la Nouvelle Biblioth^ue BeJgique pour Avril, Mai Sc Juin 1783. p. 264- feqq- En général ces agitations Sc les A. B. paroiffent devenir moins fréquentes, qü'elles n'étoient ci - devant.
F 4 SECON-
S8 QuEsnon II
SECONDE QUESTION.
: J $?■ l'4 i o u i L i. E, fi ellq eft fujette a une, Variation diurne reglée, éprouve -1 - elle par foi des mouvemens contraires?
Pour refoudre cette Queftion , il fout fe rappeller, que tout mouvement par lequel 1'Aiguille ne va pas le matin jusques vers le midi ou peu aprés midi vers 1'Q pqur retourner U fon-vers 1'Eft, eft contraire au mouvemcntpénodique diurne régulier. Or, il arrivé quelle foIS qUp 1'Aiguille s'avance tout le jour vers 1'Oucft, (c'eft le mouvement quej'ainomme dans mes Recherche; 5j) de forte que le maximum vrai, fe trouve a ion. du foironvers 1'Eft, (c'eft le m. 6.) au quel cas Ie maximum vrai arrivé a 6h. dq matin; ou enfin, cequi ?lller. 8, qu'elle s'avance le matin jusques vers midi vers 1'Eft. fc du midi au foir vei, 1'Queft. Ces trois mouvemens font rares, je les ai difcutés dans mes Recherches, mais i\ s'agit de les conlidérer ici fous un autre point de vue.
§• 6b. |'a i fait voir dans mes Recherches
(§. ici.
Des Mouvemens Contraires.
(§. 101. de la II' Partie,) qu'il ne faut pas ïapporter aux mouvemens vers l'O, ou vers VE, tous l.es jours auxquels le maximum arrivé h 10h. du foir, ou a 6h. du matinj puisqu'il faut diftlnguer entre le maximxm vrai Sc le maximum relatif, Sc qu'il fe peut fort bien que 1'Aiguille ait fon mouyement O E fort régulier jusqu'a 7h. du foir p. ex. 8c qu'elle recommence alors une nouvelle période, plus forte que ]a précédente, 8c conféquemment qu'elle foit a ioh. du foir, plus avancé e vers l'O qu'elle TetOit au maximum de fa période précédente, c. a. d. que le maximum vrai arrivé adixheures du foir, en ce cas le mouvement fera lc N°. 3. trés-régulier ausfi.
L a raifon contraire a lieu pour les mouvemens qui fe font vers 1'Eft, il fe peut que le maximum vrai arrivé a fix heures du matin, 8c que 1'Aiguille fe meuve jusqu'a 9 ou ioh. vers 1'eft, pour recommencer enfuite ia grande période OE, dont le maximum (relatif) fera plus petit que ne 1'étoit la déclinaifon a 6h du matin, auquel cas le mouvement fera le 2,, 8c parfaitement régulier. Nous parierons plus ainplcment de ce point dans les §.87. 8c fuivans, Ceci pofé examiuons ïüccesftvement les mpuvemens O, E, 8c O E.
F 5. Des
guhèrs.
L e
Des Variations Sdbiies 0c. ii$
Le 17 Novembre 1778. Mouvement trésrégulier. Ciel couvert, brouillard: maximum aah. De 2h. a jh. Variation de 5', 3', 3'E. de 3 a 4.h, 5, 5', 3'O. régulièrement E: j'ai attribué cette variation entre ah. Sc 3h. a une caufe accidentelle, & j'ai rapporté le mouvement de ce jour pour le foir a N°. 1. plütöt qu'a N°. 3.
Le 1 Decembre 1779. Même Phénomène entre midi Sc une heure, une heure Sc deux heures pour 1'Aiguille A; rien de pareil pour les N°. IV & VI. ce qui confirme 1'idée de caufes accidentelles.
O n voit par ces exemples de quelle nature font ces petites agitations j qui comme je 1'ai dit, fur 311 jours en ont été 199 au-deffous de 4 minutes: en outre 180 jours au-deffous de 3' Sc la pluspart du tems de 1' feulement.
§. 84. M. braün a fouvent obfervé a Petersbourg (ƒ) un petit balancement , un mouvement oscillatoire de 10' dont 1'Aiguille étoit agitée, Sc qu'il attribuoit a l'Éleétriciré de 1'Air. Cette oscillation ^ dont je ne me fuis pas appergu ici , hors de tems d'A. B.
avant
(ƒ) Niri Cem. fttrop. VII. p. 406.
iió* Question III.
avant le mois de Juillet 1774, quoique je connufle depuis longtems 1'obfervation de M. b r au n , 6c qu'ainfi je fuife prévenu que je pourrois voirlamêmechofe, eftun mouvement de 8' a. 9' dont 1'Aiguille oscille horizontalement, mais qui ne trouble pas le mouvement E , ou O, général. J'ai vü quelquëfois de pareilles oscillationsj mais elles font affez rares. En ce cas, je prends la moitié du petit are que 1'Aiguille parcourt, pour le point qu'elle indique; par exemple je trouve, en ouvrant mon journal au hazard , le 13 Septembre 1775 pour 1'Aiguille N°. IV:
a toh — 57' 11 h — 58 iih ■—• 61
1 h —• 6a
ah 63,
Mais a cöté de 1'obfervation de 10 & 11 h, osciiiation de 8': a cóté de celle de ah, oscillation 2', c. a. d. que 1'Aiguille fe mouvoit, pendant que je 1'obfervois, a 10 h. entre 53' &C 61 & a 11 h. entre 54 6c 6a : 6c a ih. entre 61 6c 63.
Quelquëfois il fe fait ausfi, mais rarement hors des tems d'A. B., un petit balancement vertical, c. a. d. haut 6c bas dans le plan
du
Des Variations Subites 0c. 117
du méridien magnétique, mais dont il n'eft pas posfible d'asfigner la grandeur.
Il fe peut que ces petits balancemens foyent dus a 1'Electricité : je n'ai aucune raifon pour 1'afErmer, ou pour lc nier, 6c je n'en ai fait mention que parceque je fuis convaincu que ce n'eft fouvent que par une attention minuticule aux plus petits détails qu'on achette la Vérité en Phyllque. Ceux qui fe contentent d'obfervations en gros, ou de fimples appercus, ne font pas dignes du noin de Phyficien.
QUATRIÈME QUESTION.
§. 85. L e mouvement reglé de 1'Aiguille eft-il quelquëfois troublé en ce que 1'heure du maximum arrivé avant midi, ou après quatre heures?
Nous avons dit ci-defius (§. a.) que le maximum de la déclinaifon arrivé chaque jour, les quatre cinquièmes parties du tems que le mouvement eft régulier, entre midi 8c quatre heures. Nous avons dit ailleurs, qu'il arrivé ausfi quelquëfois, favoir a peu prés la cinquanrième partie du tems, que le maximum a lieu
a
Ia8 Question IV;
a différcntes heures du jour,p. ex. apdumatiH 8e a a du foir. On demandera donc fi ces deux éxceptions a la loi générale, qui dicfe que lé maximum de la période diurne a ordinairemeilt lieu les quatre cinquièmes parties du tems entre midi 8c quatre heures, doivent être confidérées comme appartenant a des mouvemens irréguliers, &faifant rentrer dans la cküTe des jours irréguliers ceux auxquels elles ont lieu. II ne fera pas difficile de repondre aces Queftions.
§. 86. Mais il ne fera pas inutile de faire remarquer auparavant que cette loi des quatre cinquièmes^ du tems, que j'avois établie dans mes Recherches, n'ya été déduite que de quatre années d'obfervations, que fi 1'ori prend les cincj années fuivantcs on trouve une Loi un peu différente. Car fi des 1803 jours d'obfervations pour ces cinq années on öte 117 jours d'agitations irrégulières,- il reftera 1706 jours de mouvemens réguliers: fur.lesquels il y en a eu 1289 auxquels le maximum eft arrivé entre midi 8c 4 heures: ce qui fait les trois quarts du tems, 8c il en refte un quart pour les autres jours, auxquels 1'heure du maximum tombe hors des limites de midi 8c de quatre heures. Par les dix années on trouveroit a peu prés les § du tem>. -»
Enfin,-
ï)es .Keures du Maximum', 129
Enfin, le nombre dés jours auxquels le 'maximum eft arrivé hors des dites limites, & été:
En 1771 de 104 En 1776 de 137 177a — 71 1777 — n3
1773 — H 177S — io3
1774 — ui 1 1779 — 81 l?75 ~ 120 — 91
485* 53°
Ce qui fait en tout 1019 fur 3597 jours d'obferva'tions. On voit par la combien le nombre de ces jours a cru dë 177a a. 1776: Sc décru de 1776 a 1780. Y auroit-il quelque période de quatre ans? On voit ausfi que fi des 530 jours,' qui ont lieu pour les cinq dernières an•liéës, on én ote 104, pour les irréguliers qui fe trouvent parmi eux$ il en refte 416, qui font le quaft des 1706 dont nous avons parlé. Ceci pofé fur la nature de cette Loi, revenons k la Queftion.
§. 87. l'Ai'guille aimantée a très-certainement, aü moins ici, & en quelques autres endroits, pendant un certain tems, un mouvement régulier,- par lequel elle achéve le plus fouvent,- (6C même les -,-5/j du tems de tous
tome III. I les
130 Question IV.
les mouvemens réguliers,) une feule période,, dont la branche du matin s'étend vers l'O $ celle du foir vers 1'Eft: mais rien de ce que nous connoiflbns apriori de ce mouvement peut nous porter a. établir que le maximum doit arriver tous les jours a la même heure : qu'une des branches ne peut pas exiger, quelquëfois plus, quelquëfois moins de tems, pour être parcourue: quelquëfois trois heures p. ex. au quel cas le maximum arrivera a oh. du matin (car nous fuppofons les obfervations commencées a. 6h.): quelquëfois 6 h., 8c le maximum arrivera amidi: quelquëfois ia heures, 8c le maximum aura lieu a 6h. du foir. II n'y a dans tout cela rien d'oppofé au mouvement reglé: 8c il arrivé très-fouvent que le mouvement eft parfaitement régulier, même N°. 1, quoique \cmaximum arrivé avant midi, ou après 4 heures: cela, a eu lieu 30 fois en 1771 p. ex. de même le 19 Novembre 1773 on a eu,
mat. 7 h. 17'
8 ia'
9 a3'
10h.
Enfuite conftamment vers l'f5#: le foir a 10h. 15'. Le maximum a eu lieu a 9h, 8c le mouvement a été N°. »< parfaitement régulier.
II
Des Heures du Maximum. 13$'
II y a fu'rèment quelque cvufe pour laquelle le maximum arrivé tantot plus tard, tantót plus tot: 8c ':omme il a lieu ordinairement entre midi 8c 4 h, eet intervalle de tems fera celui qui eft une fuite de la caufe ordinaire, 8c toute autre heure fera une déviation de cette caufe: mais 8c cette caufe ordinaire, 8c ceiie de la déviation nous font inconnues.
§.88. iLarriveausfiqu'outre fa grande pério•de, 1'Aiguilie pafreourt encore le m.u:n, avant que de k commencer, ou la branche E, d'une période ptécédente, ce qui arrivé les ~0 dii tems («0 , ou qu'elle achéve la branche O,
8c
(a) J'ai discüté dans la feconde Partje de mes r«ifterchts §. 39 & 40 & 113, fi i'Aiguille acheve une période noéhtrne complette. J'ai fait mention des obfervations du Pere cötte a ce fujet; lés obfervations dctaiiiees qu'il a faites d'tpuïs 1778 prouvent que de 4h: dn matin jusqu'a 7 ou 8 h, 1*Aiguille achéve fouvent fa "tranche E; ce qu'on appercoit encore dans les nom-Jb-es moyens. Je ne commence qu'a 6I1.. du marin, ainfi Al n'cll pas éfonnant que je trouve fouvent quelque rtfle de ce mouvement otieritaj) J'ai fait voir ausfi §. ut. par les obfervations de M. canton que 1'Aiguille fe rapp-oche fouvent vers l'O de 8 oü 9I1. du foir jds^y'a tine heure de nuit, quoique moiirs fouvent que vers ,1' ti.il dans la pioportion de 58 : 75 ou de 4:5:1! n'eft éonc pas encore étonnant que j'obferve le foir une j.ar-
1 i t$
fff Qüïstion 1V.
8c parcourt la branche E. de cette période pré-*cédentê: ce qui n'a lieu que la centicme partie du tems. 11 peut donc arriver que le maxi* mum vrai tombe encore dans 1'une ou 1'autre branche de cette petite période, 8c arrivé pat conféquentoü a 6h. du matin, ou h quelqu'au-4 trc heure avant midi , fans que pour cela la régularité de- la grande période en foit le moins du monde troublée, & que le maximum de cellc-ei, mais qui ne fera plus qü'un maximum relatif, tombe [dans 1'intervalle accou* tumé: p. ex. on a eu le 8 Avril 1773 :
mat. 8h 64
oh 64'
10 h 51-
11 h -— 5 de forte qu'uné dés Aiguilles s'avancë vers l'O p. ex., tandis que 1'autre fe meut vérs 1'Eft. Or, fi de pareilles variations reftent pendant quelques tems conftantës pour chacune des Aiguilles , comme on vient dë voir que cëla a liëü quelquëfois, il en fefultëra que deux Aiguilles, qui indiquoient d'abord le même point, différeront au bout de quelque tems beaucoup 1'une de 1'autré, Sc conftafnmenti C'eft en effet cé qui eft arrivé, Sc par la caufé que nous venons d'indiqttèr, comme il nous fera facilé de le prouver, en comparant les Décliriaifons des Aiguilles N°. A & N°. IV.
§. 109. Le 1 d'Aout 1775 au foir les deux Aiguilles N°. A & N°. IV. indiquoient le même point, favoir 170.' 31'.' Elje commenccrent adifférer feulement 1'une de 1'autre par 1'A. B.' du 4, Sc furtout par celle du 20, de forte que la différence entre les déclihaifons moyennes
tome III. L des
i&z Question V.
des deux Aiguilles fut dès le 22 d'Avril de 21I dont 1'Aigüille Ne. IV. furpaffa le N°. A. Pendant 1'affollemerit du 20, 1'Aiguille A parcourut 03'E* 8c enfuite 1' O : Sc 1'Aiguille N°. IV n'en parcourut que 13E 8c enfuite $'0, L'Aiguille A. pérfifta dans cette diminution : car le lendemain 21, elle parcourut régulièrement 16'O, du matin au maximum: 8c 11'E du maximum au foir, tandis que 1'Aiguille N*. IV. n'en parcourut que 13' O le matin 8c feulement 4' E le foir. Voila 1'origine de cette grande différence qu'on voit étre produite par 1'action de cette A.B.
Comme je ne faurois entrer dans tous les dérails jour par jour, je me contenterai dedire, que cette différence de 20' continua, mais avec des variations, entre 19' & 16', jusqu'au 19 de Mai: ce jour il y eut A. B. a la Haye, 8c le ao a Franeker, qui n'affeétcrent pas la régula» rité du mouvement des Aiguilles, mais diminuerent leur différence, qui ne fut plus que de 18'; ce qui continua jusqu'au 18 de Juin. I>u 11 au 12 la déclinaifon de A. crut de 7, 4'; celle de N°. IV. décrut de \\' ce qui diminua dérechef la différence» Le ia foupcon trèsfondé d'A. B.
$. ito. Depuis Ïc 12 de Juin les différence?
Des Ckangent. gênér. de Déclinaifon. 163
ces entre les Aiguilles diminuèrent graduellement, & la déclinaifon du Nc. IV. ayant diminué du. 1 au 3,7 de ai' & celles de A. feulement de 7', le N°. A. prit le deffus leaj, ce qui continua tout le mois de Juillet, les différences extrêmes étant pour les déclinaifons moyennes entre 10' & o. Mais pour les Déclinaifons vrayes, les plus grandes différences furent entre ig & 4': & les plus petites entre 7 & o. Cette grande différence de 19' a eu lieu le 4, jouv d'un trés-grand mouvement pour le Nö. IV. La nuit du 3 au 4 Variation pour A. de 14 O^ pour le,N°. IV. de 3'E, & de-la la grande différence de ' mais les exeès de part & d'autre étoient renfermés entre 1 & 8'. Du 2.8 Decembre , le N°. A. prévalut,. ce qui a eu lieu jusqu'au 13 Mars 1776V
§. rir. Depuis le 30 Decembre 1775 jusqu'au 11 Janv. 1776 la différence entre les Aiguilles a été entre 7 & 10': du 11 Janvier au 17 Fevrier, entre 11 8c 17'. Les 17, i&, 19, 20 A. B., 8c même le 19 leger affollement. Les autres jours mouvement régulier. Du ar au-25 la différence fut entre 11 8c 19' j mais le 16 feulement-de 8->: le lendemain de 3^ la déclinaifon-du N°. A. ayant diminué du 25 au 26 de prés de 11'. Les différences reftè-rent petites le refte du mois, 8c jusqu'au ia de Mars, que 1'Aiguille N". IV reprit le dèlfus. Ce jour A.B. vue a Montmorenci: petit mou-
ve"
Des Chctngem. génér. de Déclinaifon. 165
vement pour le N°- A, mais pour Nö. IV. maximum a 10 h. du foir, Sc cette Aiguille a parcouru ce jour 13 vers l'O. Cette préponderance dura jusqu'au 13 d'Avril, que A. a commencé dérechef a prévaloir: le 14 A. B. a la Haye. A prevalut jusqu'au 30 de Juin : mais comme il n'y a rien eu< de remarquable dans cette période, nous ne nous y arrêterons pas. En Juin 1776 la déclinaifon moyenne de N°. IV. a été plus petite de 7' qu'en Avril, celle du N2. A. au contraire de la'plus grande. Depuis le 30 de Juin 1'Aiguille Ne IV. a conftamment prevaltij mais il y a eu dans cette trcs-longue période des points qui méritent de nous ariéter..
§. na. En Juillet 1776' les différences moyennes ont été jusqu'au aa entre 5 , 3' & 10,
5 Mais du aa elles furent entre io'& 15 v augmentant graduellement vers la fin du mois, parceque la déclinaifon du NB. IV augmenta,
6 que celle de A. diminua. Ces différences ont été également entre 11 & 16'jusqu'au 23 Aoüt, mais alors elles ont augmenté confidérablementj & elles ont confervé eet aceroiffement, mais avec de très-pctitcs variations, jusqu'au 14 Septembre: elles furent alors entre 30'> 33' & ao', le plus fouvent prés de 30'.
L 3 Le
±66 Question V.
Le aa Aoüt 1776 A. B, a Petersbourg qui n'a pas influé fur la régularité des mouvemens, mais la déclinaifon du N°. IV. augmenta du 23' au 24 de 4' & du 24 au 25 de 6, tandis que celle de N°. A. diminua de 3', ce qui eft du a une agitation irréguliere qui eut lieu le foir du 25, & rendit la différence de a8 a 30, au lieu de 15' qü'elles étoient le 23.
Le 14 de Septembre A. B. a Petersbourg: ce jour les différences entre les Aiguilles diminuerent, Sc continuerent d'être entre 15' Sc 19' jusqu'au 17 d'Oétobrc (A. B. a Sparendam) enfuite elles furent ordinairement de ao', 7' ou 8' en delTus, ou au deflous. De 25' en Decembre : 30' en Janvier , Fevrier , Mars 1777,' de 25' ou i\ en Mai Sc Juin , de 30'ou 33'' en Juillet, Aoüt, Septembre, Oétobre, Novembre 1777 : mais dérechef feulement entre ao' Sc 16' en Decembre: ce qui eftdü a la grande variation du 07 au 28 Novembre, qu'une A. B. affolla les Aiguilles, Sc changea la déclinaifon moyenne de A. de ia^'O, Sc du N°. IV feulement de 7}'O: Sc qui fit mouvoirle N°. IV. encore le lendemain plus vers 1'K: én général il y a eii dé grands changemens les'r, 3, 4, 5, 6 Decembre 1777, par des A.B. qui ont affecté 1'Aiguille fort irrégulicrement, 5c dont 1'effet a été que du 6De-
cem-
Des Changem. génêr. de Déclinaifon. ió?
eembre 1777 au 19 Janvier 1778, les différences n'ont été que de 16, 18 ou 19: rarement de ao' pour les déclinaifons moyennes. Mais du 19 au ao elles augmentèrent de 5': le 19
A. B. a Sparendam: le 20 ici qui affolla 1'Aiguille , & diminua la déclinaifon de A. de <5'8c celle du N.g IV- de 2' feulement.
§. 113. Cette différence de 25' refta a peu pres conflante, quoique augmentant graduellement jusqu'au 16 de Fevrier 1778, qu'elle devint de 33'. La déclinaifon du N°. IV. ayant cru par 1'A. B. de ce jour qui affolla 1'Aiguille, 6c cette différence de 30' ou environ continua jusqu'au 19 Mai qu'elle diminua, pour n'être plus que de 25' ou a6' depuis le a6 du mois. Or les 19, 23 , 6c 06 foupcon d'A.
B. a Franeker & a la Haye. Les 11, 12, 13 Juin les différences furent encore moindres, de 12', 15', 6c 17', par 1'A. B. du 12, qui affolla les Aiguilles, 6c augmenta la déclinaifon de A. Enfin depuis 1'A. B. du a8, qui affolk les Aiguilles, même le 09 tout le jour 6c. augmenta la déclinaifon du N". IV. la. différence fut dérechef de 30'& au dela, ce qui dura avec quelques variations jusqu'au 03 de Septembre , qu'il y eut un Phénomène afiez remarquable. -
Le « Septembre 1778 il y eut un affolleL 4 ra ent
t<58 Question V.
ment par A. B.. le lendemain encore A. B. £ Coppenhague & qui diminua de i i'ia déclinaifon de Nu. A, lailfant celle des deux autres Aiguilles inta&e (§. 103.), de forte que la différence des déclinaifons moyennes fut alors de 40*" au lieu de 30', & celle des déclinaifons vrayes de 50' ou plus: cette grande différence continua jusqu'au 14 d'Oétobre, qu'uneA. B.' y mit fin , augmentant la déclinaifon de 1'Aiguille A. de 20' & reduifant la difféi ence entre les deux Aiguilles a ao'. Cependant le ao, elle revint a 07': La déclinaifon moyenne' ayant diminué pour le Ns. A. de 4, 4' du 19 au 20, & augmenté pour le N°.' XV. de i': or le 19 A. B. a Sparendam.
Cette différence de 15' ou a peu prés dura jusqu'au ai Novembre, qu'elle devint de 3o'& au dcla, par un accroifTement de déclinaifon pour 1'Aiguille N?. IV. qui ne parcourut le ao qu'une minute du maximum au foir, & 8'du matin au maximum. Le 20 il y eut A. B. ici, mais qui ne troubla pas la régularité des mouvemens. . ' ' ■ |
§• 114. La différence entre les déclinaifons moyennes, refta entre 36 & 16' & fut par un nombre moven de 30' jusqu'au 14 de Fevrier 1779. C? j°"r A- B. a Marfeille & ailleurs, & ie 15 ici: le refte de Févncr, en Mars,
Avril,
Dis Ghangcm. génér. de Déclinaifon. 169
Avril, Mai, Juin, & même jusqu'au 16 de Juillet, la différence ne fut plus que de 25' ou ènviron ; du. 17—26 de Juillet elle ne fut que de 16 a 26', en général, & par un nombre rnoyen de 23 ou 24': or le 15 A. B. «1 Bordeaux , le 17 a Bruxelles: du 17 au 29 il y eut entre les deux Aiguilles des différences trèsconfidérables; car 'le 26. la différence des Déclinaifons moyennes étoit de 24, 6, le 27 de 35', le aH de 15', le 29 de 17'. La Nuit du 26 au 27 la déclinaifon changea de 34 Ë pour le N°. A, &de 19'feulement pour le Nj^.-lVi Le 17 1'Aiguille A. parcourut du matin au ■maximum aof, 8c du maximum au loir 10' feulement. D'ailleurs la nuit la déclinaifon de N°. A. augmenta de 2' 8c celle du N°. IV le 17 (A. B.) ; & le ai (A. B.) tandis que la déclinaifon des N°. IV & VI, ou reita conftamment la mëme, ou diminua un peu.- .ausfi les différences qui étoient le 30 Avril de 54' ne furent-elles le 8 Mai que de 40': le 16 que de 24' ou 30', & elles continuerent fur le même pied le refte de Mai, & en Juin 5 que la déclinaifon du N». A. parvint au dela de 180. 40'. Le 20 de Juin fort tonnerre a ih. ou plutöt, il fit un feul coup de Tonnerre violent, qui caufa du degat tout prés de la Ville3 &qui étoit accompagnée d'une averfe: de 10 h. a ah. aucun changement dans les Aiguilles; la déclinaifon du Ns. IV. diminua de 6h. foir h 10 h. de 35': & cette. diminution continus jusqu'au 16. L'Aiguille N°. A, ni N°. VI, ne s'en fentirent pas: ausfi le ai au matin la différence entre les N». IV & A. fut de 7' feulement: le 24 de 13': Je 28 de 18' & au dela , ce qui continua même en augmentant un peu, jusqu'au 29 de Juillet. Ce jour il fe fit un fingulier changement. La déclinaifon pour le N°: IV. changea de 29', quantité dont 1'Aiguillc fe mut vers 1'E tout le jour, tandis que le Ne A. parcourut 3 O & que 1'Aiguille
N°
Des Changem. genet'. de Décïinaifsn, t*wj
N°. VI. eut fon mouvement ordinaire. Les Aiguilles N°. IV. 6c A. indiquerent par-la lè même point le foir du 29, favoir i8°. 42,; mais le 30, furtout le 31, 6c le 1 Aoüt ladéclinai-, fon du N°. IV. augmenta, 6c revint a fon premier point; A diminua un peu : de forte que la différence fut le 3 d'Aoüt, au matin de %%". Le 1 Aoüt A. B.,. mouvemens réguliers, mais de 3', 4' 6c 17' pour les trois Aiguilles.
§. 120. Le 12 d'Aoüt 1783 les déclinaifons des Aiguilles augmenterent, mais celle de A. plus que celle du N°. IV, 6c la première alla toujours en augmentant jusqu'au 28} de forte que la différence ne fut plus que de 7' le 2,8 , 1'Aiguille A indiquant alors 19^. Mais, du 9:8 au 29 au matin A. avoit déeru de 12': N°. IV. s'étoit mue vers l'O: de forte que les différences étoient le 31 de 16'. En Septembre la déclinaifon des deux Aiguilles augmenta fouvent, mais celle de A. le plus, de forte que la différence diminua jusqu'au 23. Le 23 la déclinaifon du N°. IV. décrolffant, 1'Aiguille A, marqua a óh. le même point que 1« N°. IV, favoir 190. f. Du 24 au 25 la déclinaifon du N°. IV. augmenta de 10'. (Le 26 A. B. a Franeker) ce qui continua jusqu'au 30, 6c rendit £es différences dérechef de 12' a, 15'. Vers la
fin
tj6' Q V È S t 10 n V.
find'Octobre (le 22, 23, 29, 31 A.B. h Laohj les différences parvinrent a 20'; 6c fe foutinrent ainfi jüsqu'au 5 de Decembre, que la décHnaifon du féul N°. IV. décrut de 17': le lendemain encore de 3', de forte que ce jour lés döuX Aiguilles furent égales, favoir 190. 7': peu » pfeu N°. IV. feprit le deffus, mais avec de petites différences pendant le refte dé Pannée jusqu'au 7.4 Decembre, que N°. IV. éproüva dérechef une diminution de plufieurs minutes,' qui reiïdit la différence entre lés deux Aiguilles nulle : 6c cette égalité dura jusqu'au 1 de Fevrier I784 que la feule déclinaifon dé A. augmentant de 30', cette Aiguille parvint a 19°. go', pritle deffus 6c lé garda, après avoir achéVé unë longue période d'oscillatiohs dont les extrêmès óccupent ün ëfpace de 3 dëgrès: elle parvint même en Mars aux ènvirons de 190. 40', point oü elle n'avoit pas été conflamment dépuis lê grand changement qui lui étoit fiïrVenue le 16 de Mai 177a (§. 47.),- c.-a. d.' pres de douze ans auparavant.
§• 121. Lés différehs exemples d'Agitatiöns irrégulières, que j'ai donnés dans ce Memoiré, ónt fait voir, què les deux Aiguilles N0. IV. 8c N°. VI. faites félon mes Principes, s'a'ccordent mieux cntr'elles que les Aiguilles Np. A*
6v
Bes Changem. génér. de Bêclinaifen. 177
ScN°. IV. & j'ai fait voir dans mes Recherches que eet accord a lieu pour tous les points posfibles : fept années d'obfervations ultérieures ont prouvé la même chofe, Sc voici ce qui «. eu lieu pour ces deux Aiguilles, dans le tems même qu'une d'elle différoit d'un degré du N°. A, pour revenir peu a peu a 1'égalité.
Le 15 Decembre 1775 au matin, les deux Aiguilles indiquèrent le même point: enfuite elles différèrentj mais tantöt 1'une prevalut, t-antót 1'autre, Sc leur différences furent très-petites, de 8, de 6, de 4': trés-rarement plus grandes, Sc alors même fouvent par A. B. Ces petites irrégularités durèrent jusqu'en Janvier 1779, elles furent alors entre 13' Sc 4': en Fevrier Sc Mars entre 6 Sc o, N°. IV. prévalant le plus: en Avril Sc Mai, elles montèrent quelquëfois, mais rarement , a 10 , N°. IVprévalant: mais, du 11 de Juin N°. VI. commenca a prévaloir, fa déclinaifon ayant été augmentée du 8 au 9 de 10': du 10 au n de 7'. Or le 7 Sc 8 A- B. a la Haye, Sc l Padoue. Le N°. VI. prévalut a-peu-près jusqu'au 5 d'Oétobre. En Juin les différences furent entre 5' Sc i". ce qui continua jusqu'au 18 de Juillet: du 13 auaó entre n Sc 6. Mais, les 17, 28, 29, 30 Juillet Sc jusqu'au 8 d'Aoüt entre 18', 23', Sc 13': La
IOME III, M dif-
178 Question V.
différence fut de a3'lea8 Juillet: ce qui provient des changemens arrivés le 2.7 6c le a8 a !a déclinaifon du N*. IV., comme il a eté dit ci-defius (§. 114.) tandis que la déclinaifon moyenne du N°. VI. n'a pas eprouvé de changement, parceque cette Aiguille , qui s'étoit mue la nuit de 30' E. fe mut du matin au maximum de 47'O 6c du maximum au foir de 15'E. feulement: ce qui fit une compenfation, laquelle n'eut pas lieu pour le N°. IV. Cet exces fe remit graduellement, mais furtout du 7 au 8 Aoüt, la déclinaifon du N°. IV. ayant aü»menté le 8 de 6' 8c celle du N°. VI. ayant un peu diminué. Le 8 A. B. a Petersbourg. Enfuite les différences ne furent plus que de ia', 9-> 7 j 5'? 3'.; & tout le mois de Septembre jusqu'au 4 d'Oétobre entre 9' 8c 1'.
§. iaa. Mais le 5 Oétobre 1779 N°. IV. reprit le deffus, 8c le conferva jusqu'en Oétobre 1780: c'eft la feconde époque d'une grande différence.
Du 4 au 5 la déclinaifon du N°. VI. diminua de 4] : celle du N°. lV. augmenta de 1': voila 1'origine de la différence. Le 4, A- B , mais qui n'influa pas fur la regularité des mouvemens. Les différences furent en Oétobre, Novembre Sc Decembre 1779 entre 7' Sc 1',
de
Des Changem. génér. de Déclinaifon. 179
de Janv. 1780 jusqu'en Juillet 1780 entre 12/8c 1, ordinairement de 6', 7', ou 8'. Au commencement d'Aoüt quelquëfois de 16' ou 17', la déclinaifon du N°. IV. ayant augmenté tandis que celle du N°. VI. diminuoit; mais enfuite plus petite, toujours entre les limites de 13' 8c 1': ordinairement de 6', ou 7'. En Septembre entre 7' 8c 3' 8c ainfi jusqu'nu 9 d'Oétobre que N°. VI. reprit le deflüs.
§. 12.3. C'est la la je Epoque de grande différence : elle dura jusqu'au 2. d'Avril 1781. La différence fut en Oétobre 1780 entre 11' 8c @: depuis 1'A. B. du 22 Novembre , vue a. Sparendam, de 17'a 18', ce qui continua en Decembre. Pendant tout ce tems la déclinaifon de N°. VI. crut d'une douzaine de minutes, tandis que celle de N°. IV. refta conftante. En Janvier 1781 la différence diminua, 8c même depuis 1'A. B. du 16 jusqu'a celle du 30 N°. IV. eut le denus, 8c la différence fut petite: mais, la déclinaifon du N°. VI ayant augmenté du 29 au 30, de 8, 8' par affollement du dit jour, caufé par A. B, 8c celle du N°. IV. ayant diminué de 6, 4', la différence fut de 16', ce qui continua tout le mois de Fevrier, 8c avec quelques variations jusqu'au 13 de Mars. L'A. B. du 14 diminuant plus la M 1 dé-
l8o QuïSTÏON V.
déclinaifon du N'. VI. que celle du N°. IV, la différence ne fut plus que de 5', 6', 8', 2', 3' au lieu de 16', 15', 18', ao', 6c le 3 Avril N». IV. reprit le deffus jusqu'au a6 ( A. B.) mais avec de très-petites différences, de 6' ou 7' au plus. Enfuite N9. VI. prévalut jusqu'au 18 de Juin; mais toujours avec de petites différences , qui diminucrent encore le refte de 1'année 1781, que les Aiguilles prévalurent alternativement.
§. 124. Cet état dura jusqu'a 1'agitation irreguliere cauféc par 1'A. B. du 05 de Fevrier 178a, par laquelle , comme nous 1'avons dit ( §, 117.), la déclinaifon du feul Ny. IV. augmenta de ao a 1$': ausfi pendant cette époque les différences furent-elles de ao' ou 25'; 6c après le 9 Mars (A. B. a. la Haye) encore de ia a 13': enfuite entre 8' 6c 5': en Mai de 8 ou 9: N°. IV prévalant toujours en Juin 6c Juillet entre 4' 6c 8'. A la fin d'Aoüt 6c en Septembre elles augmentèrent par la raifon indiquée ci-deffus ( §. 117.). Mais en Novembre & les mois fuivans elles furent plus petites jusqu'au 29 de Mars 1783. L'A. B. de ce jour augmenta moins la déclinaifon du Ny. VI. que celle du N°. IV: ausfi la différence fut-elle alors beaucoup plus grande, favoir le 30 a 10 h.
matia
Des Changcm. génêr. de Déclinaifon. 1S1
matin de 32.': a 10h. foir de 25'. Mais le 31 (le 29 A. B. a Franeker, le 2 Avril a Amfterdam) la déclinaifon du N". VI. augmenta beaucoup, ftvoir de 20' Sc celle du N \ IV. diminua un peu: ausfi la différence ne fut-elle a 7b. du matin que de 14' Sc a, 10 h. foir que de 5'; Sc la différence relïa de 5' ou 6 jusqu'a 1'A. B. du 7 Avril; elle diminua encore alors, le N°. VI. prévalant même quelquëfois, mais de peu, jusqu'a 1'A. B. du 29, qui diminua la déclinaifon du N°. VI. de 15' a 20'; mais 'cela ne dura que jusqu'au 1 Mai (le 30 Avril A. B. a la Haye) le Ne VI. reprenant alors le deffus. Du 5 au 6 fa déclinaifon augmenta beaucoup, de 15 a 20 minutes, Sc celle du N°. IV. diminua: mais le 10 tout fut rétabli: les différences furent petites, tantót en plus, tantót «n moins,
§. 125. J'ai dit (§.19.) que le ao de Juin 1783 il fit vers une heure un violent coup de Tonnerre, qui tomba prés de la ville, Sc que la Déclinaifon du N°. IV. diminua le même foir de 35'. Ce jour la déclinaifon du N". VI. étoit de 1 j' a 15' plus grande que la veille, Sc ne fe fentit pas autrement de eet orage: de forte que le NJ. VI. prévalut ce jour Sc les fuivans de 24, ao', Sc 15': mais des le 26 les difM 3 fcren-
ï?2 Question V.
férences furent tres - petites, le N°. IV. ayant a peu pres fa première pofition : 6c elles reftèrent telles jusqu'au 29 de Juillet. J'ai dit qu'il fe fit alors une grande diminution dans la déclinaifon du N°. IV, fans que le N°. VI. s'en reffentit a beaucoup prés autant: ainfi les jours fuivans les différences furent dérechef de 15' a 10': mais le N . IV. s'étant remis dés le 1 Aoüt (A. B.) les différences furent petites en Aoüt, quoique avec des variations, qui, au milieu du mois, les rendirent quelquëfois de iaa 13'. En Septembre les différences furent peu confidérables, jusqu'au 24 (le 26 A. B.). Depuis le 2.5 la déclinaifon du N'. IV. augmenta beaucoup jusqu'au 30, tandis que celle du N°. VI. relta conftante. Dans eet intervalle les différences furent de 10' a 15': mais le 30 de 4', 5', ou 6'. En Oétobre elles furent beaucoup plus grandes, la déclinaifon du N°. IV. ayant augmenté du 15 au 16, 6c les jours fuivans, 6c celle du NQ, VI. ayant au contraire diminué. Diminution qui rendit par fois les différences de 30', ordinairement de io\ ce qui continua Sc même augmenta jusqu'au 5 de Décembre, que la déclinaifon du feul N°. IV. décrut beaucoup (§. iao.), de forte que les différences ne furent alors que de 15' au plus, ce qui dura jusqu'au 24 Decembre, que la dór
cli-
Des Changém. gé lêr. de Dêdinaifen. 183
clinaifon de 1'Aiguille N°. IV. diminua dérechef beaucoup, comme il a été dit: alors les différences furent très-petites, ce qui continua pendant les premiers mois de 1784, que le N°. VI prevalut ordinairement de quelques minutes. Le 31 Mars 1784 les déclinaifons étoient ■16 h. du m. 190. 15'pr. leN8. VI: 19°, 17' pour le N°. IV : 19°. 34 pour le N*. A.
§. 126. ONvoit par ce que nous venons de dire, combien les Aiguilles faites felon mes Principes s'accordent mieux entr'elles que d'aiitres , quoiqu'elles donnent encore beaucoup de prife aux caufes temporaires qui influent fur la grandeur de la déclinaifon: & 1'on conclura facilement, qu'on doit s'attendre a trouver des différences plus fortes encore, que toutes celles dont nous avons parlé, en comparant des Aiguilles obfervées en différens endroits: c'eft en effet ce qui a lieu. La déclinaifon moyenne p. ex. pour chaque mois a cru a la Haye d'un degré depuis Fevrier 1776 jusqu'en Fevrier 1778: ici elle a décru pendant ce tems pour le Ne A ,qui après avoir fubi bien des variations, n'avoit pas même atteint en Fevrier 1778 le même point ou elle étoit en Fevrier 1776: & la déclinaifon du Ne IV- n'a cru dans eet üttemlie que 25' a 28'. De Décembre 1774 M 4 a
Ï84 Qüestion V-
a Juillet 1775 la déclinaifon a décm a Franeker d'un degré 8c cru a peu prés: d'autant a Sparendam, 8c dans les deux endroits a peu prés par les mêmes degrés. II me feroit aifé de prouver, s'il m'étoit permis d'entrer dans ces détails, que ces grands changemens ont eu lieu aux mêmes époques 8c par les mêmes caufes: on a même vu dans le §. 18 un exemple frappant de 1'inflnence de 1'A. B. fur la grandeur de la déclinaifon a Sparendam & a Montmorenci. II m'a été facile de juger de toutes ces différences 8c de leurs époques, en conftruifant une caVte générale, fur laquelle j'ai indiqué par des Courbes les déclinaifons moyennes de chaque mois , année par année, pour mes trois Aiguilles a Franeker, pour la Haye, Sparendam, 8c Montmorenci. Je regrett'Q de ne pouvoir 1'inférer ici 5 elle feroit fort inftruétive.
C O N C L U S- I O N,
§. izy. Je crois pouvoir cónclure de ces details, 8c des Faits établis dans 1'examen de «ette dernière Question;
lK Que les A. B., quand même elles ne
pro-
De?Infl. deVJ. B. fur lesmwv. irréguliers, aoi
fes divers mouvemens: ou comment elle modifie le Fluïde Magnétique, auquel M.halley attnbuoit les A. B, 6cpar 1'inégale denfité 6c les effiuves du quei M. elvius (jt) expliquoit les agitations irrégulières de 1'Aiguille : mais comme je 1'ai infiiiué, il ne s'agit pas feulement d'expliquer les affollemens, mais toutes les autres modifications du mouvement régulier, 8c duprogrès général de déclinaifon, de^queliei nous avons parlé.
( s ) Mémoires dt l'Académie de Snédt. T. VII. p. 99.
N 5
II. DE L'ÉLECTRICITÉ.
§. 137. Plusieurs Phyfieiens penfent qus les agitations irrégulières de 1'Aiguille proviennent uniquement de PÉleéfcricité de 1'Air. & ils en déd nfent un rapport entre l'Eleéhricité 6c le Magnétisme. Ils penfent que 1'A. B. eft un Phénomène purement électrique. J'avoue que jusqu'ici je n'ai pu accorder les fait: avec cette idéé: j'entrerai dans tous les détail requis fur ce fujet dans mon Traité fur PA, B., ils feroient déplacés ici, ou il ne s'agit que d'un Fait, 6c de favoir fi PEleclricité eft la caufe de ce Fait.
Oh
üoa De VInfi. de V Éle&ricite'fur VA. B,
O n demande donc fi ces agitations irrégulières dépendent de l'Eleétricité de 1'Air? On fournit trois fortes d'inductions pour appuyer cette idéé : ip. la Conftitution Éleétrique de 1'Air dans le tems qu'on obfervé cette agitation. i°. La fimilitude de ces agitations avec celles que l'Eleétricité peut produire, & qu'elle produit quelquëfois: enfin 30.1'influcnce du Tonnerre. Ce font trois points qu'il s'agit d'examiner & de discuter avec plus de foin que je ne 1'ai fait dans mes Recherches fur les Aiguilles §. 241. feqq.
1. De VÉleblricité de VAir en tems d'A. B.
§. 138. l'Air eft - il Éleétrique en tems d'A. B; & s'il 1'eft, eft-ce a cette Éleétricité qu'il faut attribuer 1'agication irrégulière des Aiguilles? Examinons d'abord les preuves direétes, enfuite les indireétes.
Les preuves direétes ne font rien moins que conitatées: il y a des A. B. dans lesquelles l'Air eft éleétrique: il y en a pendant lesquelles il ne 1'eft pas: c'eft ce qu'il eft facile de prouvcr.
i°. M. wideburg (a), Profcffeur a Jena,
(a ) B'-obAchtuhgm md AUtmaflungm ubcr du Nmdjuieint p. 38. feqq.
De VInfi. de TEMrkite'furtfA. B. «zog
Jena, a fait différentes Expériences dece genre en Oétobre, Novembre, Sc Décembre 1769 Sc Janvier 1770. De huit A. B. il y en a eu trois, celles du 27Oétobre, 17 Novembre 1769, Sc 18 Janvier 1770 pendant lesquelles ce Phyficien a trouvé l'Air fortement éleétrique: il ne 1'étoit que foiblement pendant deux autres , Sc abfolument pas pendant les trois dernicres. M. widebcrg marqué, qu'en Décembre il y a presque eu tous les jours des A- B., foibles a. la vérité, mais qui n'ont pas donné le plus petit figne d'Eleétricité: rematquons encore, que pendant la belle A. B. du 25 d'Oétobre 1769 M. wideburg n'a presque pas trouvé d'Éleétricité dans l'Air a Jcna, a la même heure a laquelle M. de lille, Fils, a trouvé a Franeker, au moyen d'un cerf volant, une Electricité très-copieufe dans l'Air, les étincelles s'élancoient au loin, Sc étoient en état de tuer une Grenouille.
a". M. Canton (£) n'a jamais trouvé 1'Air éleétrique la nuit, a moins que 1'A. B. n'eutprécédé; Scalors même l'Eleétricité étoit foible. Au contraire M. ronayne (c), qui
(ê) PB. Travf. Vol. 44. p. 784. (c) Ibid. Vol. 61. p. 139.
ao4 De TInfl. de PÊUStricïté fiir V A. B:
a fait un tres-grand nombre d'Expériences fur ce fujet, & qui a fouvent examiné l'Air en tems d'A. B. afin de rechercher s'il étoit éleétrique alors, n'y a jamais trouvé d'Éle&ricité dansce tems-la, a moins qu'iln'yeut enmême tems du Brouillard: il n'a trouvé qu'une feule fois de trés-legers fignesd'Éle&ricité dans l'Air pendant 1'A. B.
3°. M. Bergman Cd) n'a jamais pu trouver d'Éle&ricité dans l'Air a Upfal de quelque manière qu'il s'y foit pris, ni par des barres de Fer élevées en Conducteurs, ni par des Cerf-volans: pas même dans le tems qu'il y avoit des A. B. les plus éclatant es, êc qui agitoient puiffamment 1'Aiguille.
4°. Hen eft de même de M. pictet (*), qui ayant élevé a Umba en Lapponie, fur un Rocher, une grande barre de 20 pieds de hauteur, & parfaitement ifolée, n'a pu trouver aucune marqué d'Eleétricité dans l'Air pendant huit A. B. qu'il a obfervées , pas même pendant celle du 22 Mars 1769 qui fut trés-» brillante.
50. Mon Frere s'eft fervi pendant les A. B.
des
(d) ibid. Vol. 52. p,38y.
(e) Kev. Ctm. Petref. Tom. 14. P. II. p. 88.
De rinfi. de VÉleblricitê fur VA. È. 0,05
des 19, 2.5, ad de Fevrier 1778 de l'Electromètre deM. cavallo (ƒ), & il n'a trouvé qu'un écartement des boules fi foible, qu'il eft douteux s'il eft provenu d'une véritable Eleétricité de 1'Air, ou de 1'agitationdu Vent, ou de quelque autre caufe accidentelle.
6°. Le Prince de gallitzin, qui eft fi verfé dans tout ce qui concerne l'Eleétricité èc qui a fait un fi grand nombre d'Expériences fur ce fujet, n'a pas pu remarquer que les A. B. influent fur les fignes d'Eleétricité , que donne le Cerf-volant (gj.
70. Enfin M. volta (h) s'eft fervi très-avantageufement de fon Condenfateur, initrument fi propre a mefurer les plus petits degrés d'Eleétricité: & il a trouvé, pendant la belle A. B. du 18 Juillet 1780, qu'ayant appliqué fon Condenfateur a. un Conducteur atmosphérique, il appergevoit de belles étincelles: au lieu qu'en d'autres tems, la nuit ou ie jour, Ciel ferein, le même appareil nedonne que de petites étincelles, ou n'en donne pas
du
(f) C'eft celui qui eft decrit dans les PAil. Tranf Vol. *7. P I.
(g) Mémeir. de ïAcadémie de Bruxelles, Tom. III. p. 12.
(h) P&il. Tranf. Vol. "z. p. ij.
$06 De VInfl. de VEleblricité fur VA. B.
du tout: parceque, ditce Phyficien, ce Coris duéteur n'eft pas affez clevé.
Cette Expérience pourroit faire croiré que les moycns, dont fe font fervis les Phyfieiens qui n'ont pas trouvé d'Éleéhïcité dans l'Air en tems d'A. B , étoient infuffifans pour' ladécouvrir: mais on ne fauroit faire ce reproche k ceux que quelques-uns des Phyfieiens dont nous avons parlé ont employé, furtout a celui du Cerf-volant employé par le Prince de gallitzin &par M: bergman: 8c tout ce qu'on peut conclure de 1'Expérience de M. volta eft$ ce me femble, que 1'Éleétricité de l'Air n'étoit pas forte pendant PA. B. du 1% de Juillet 1780: 6c il refulte de toutes les Expériences dont nous avons parlé que l'Air eft quelquëfois éleétrique en tems d'A; B., 6c que quelquëfois il ne 1'eft pas.
§• 139. L'A. B.ne parok donc rien ajouter aux Phénonèmes que 1'Atmosphcre préfente ordinairement., On fait que 1'Air eft très-fouvent éleétrique, même en tems ferein , mais avec des Variations d'intenfion 6c de remisnon, 6c tantót pofitivement, tantót négativement. P. ex. le 21 Mai 1768 M. de l i l l e a trouvé par fon Cerf-volant une très-forte Éleétricité, Ciel tres - ferein. Le 1 Juin une Éiectriciré
^ foible .•
De VInfl. de VÉleclricitê fur VA. B. nof
foible. Le 14 quelquëfois pas d'Électricité: le 11 Juillet Électrieité très-fone: le 13 Décembre, Ciel ferein, vent N. E. forte gelée^ Eleélricité trés-confidérable. On retrouve donc ici les mêmes variétés: 6c puisque 1'Air eft fouvent fortement éleétrique hors des tems d'A. B-, qui pourra prouver, lorsqü'il 1'eft a 1'apparition de ce Météore, que c'eft de celui-ci que cette Électrieité dépend. 11 faudroit pouvoir prouver tout au moins, que l'Air eft, en tems d'A.B., conftamment plus fortement éleétrique qu'en d'autres tems, 6cdans les mêmes circonftances.
1. De VÉleclricitê ordinaire de VAir.
%. 140. Ma 1 s fuppofons l'Air éleétrique^ comme il 1'eft quelquëfois en tems d'A. B. ou fans A. B., les agitations de 1'Aiguille dépendent elles quelques fois de l'Eleétricité1? On a deja vu que M. berg ma Na obfervé des agitations irrégulières de 1'Aiguille trés-fortes en tems d'A. B., lans pouvoir titer la moindre Eleétricité de l'Air, ce qui eit également arrivé a M. wide burg; or fi c'eft 1'Electricité qui agite les Aiguilles, on ne fauroit dire qu'elle eut été trop élevée dans l'Air, pour que les Inftrumens dont on fe fervoit pour la fouti-
rer
üo$> Dè V'influence de l'EleZriciti
rei' puiffent 1'atteindre: mais, fans nous attacher a cette preuve négative j én voici dè plus pofitives,
S i les agitations irrégulières dépendent de l'Eleétricité de l'Air, on doit, ce me femble, ehconclure, qü'elles doivent être d'autant plus cönfïdérables, Sc qu'en général les mouvemens de PAigüitte doivent êrre d'autant plus grands que cette Eleétricité eft plus forte: or, c'eft cê qui n'a nullement liéü. Je priai en 1771 M. db l ille, qui s'occupoit beaucoup d'Expériences avec le Cerf volant éleétrique, d'en faire aux portes de notre Ville, pendant que je ferois des obfervations fur 1'Aiguille: je tranfcrirai fidèlement la note qu'il m'a donnée, Sc je comparerai les Effets del'Éleétricité a ceux de 1'Aiguille Qi).
§. 141. Le 6 Mai 1771, de ah. a 5h, Vent S-O. ;0 foible: Air ferein, très-chaud, par-ci par-la des Nuages. Eleétricité de 1'Air nulle: pas une feule petite étincelle. Mouvement
( i) Toutes ces Expériences , auxquelles j'ai a.sfifté plus d'une fois, confirment ce que le Piuicl de gal ut zin a trouvé, que 1'Aiguille du Cerf-volant, quelque petite qu'elle foit, piqué comme celle d'une commogon.
fur les mouvemens irréguliers. 009
vement de 1'Aiguille régulier. Variation de a a 3h.8'0:de3 a4.l1. Stationaire: deAash. i'E: desaóh. Stationaire:de 6^7h. 8'E: Variation totale de 15'.
L e ; 3 Mai de 7 a 8h. du foir: Vent N. E. Éleftricité foible: Ciel ferein. Cejourily a eu cette grande agitation irréguliere dont nous avons parlé (§.44), & qui fut le matin de a degrés. Le foir de/h. a fêh. la Variation a été de 18'E. de ffc. a 8b. 5a', de 9'O : foir A. B: il n'y a pas eu moyen d'élever le Cerf-volant plutöt faute de Vent. M. de lille 1'a tenté plus d'une fois, mais fans fuccèi.
Le 15 Maiï de ah. a 4'Ji. foir: ferein, fans nuages : chaud: Eleétricité trés - forte, étincelles confidérables: la bouteille fe chargea avec force. Le mouvement de 1'Aiguille a été tres-régulier, & eft monté graduellement a 9.5'. De 1 h. a ah. de ah. a 3I1. Stationaire : de 3V*4h- a E: 4b. a 5h- 3'E: de 5I1. i 6h. ï'E. de öh. a 7I1. a'E: de jh. a 8h. 4'0> enfuite Stationaire: 1'Aiguille ayant parcouru 25' du matin au maximum, & 8' feulement du maximum au foir: ainfi, la déclinaifon s'eft trouvé augmentée.
Le 16 Mai. De ah. a 3,h. ferein: trèschaud : Vent S. O.^ S. pas d'Éleftricité : Mouvement régulier: deih. aah. 10'O: de ah.
tome ILL O ».
2io Se VInfluence de ï'Êletfricite'
a 3h. Stationaire: de 3I1. a4h. i'E: de 4*1; a sh. Stationaire: de jjh. a 6h. i'E: de 7I1. a 8h. Stationaire: de 8h. aoh. 10'E.
Le 18. de 10h. a uh. m. N. Nuages; Eleétricité' foible : plus forte dans la partie baiïe de 1'Atmosphère. Mouvement régulier N°. 2. le matin deöayh., 3'E: de7a8h. 5'E: de 8 a ph. i'O: de 9 a 10I1. Stationaire : de ioh. a uh. s'O: de nh. a 12I1. 3 O: de lah. a ih. 4'O.
; Le l9: de 3'h- a 5h. N. N. O. ferein: Eleétricité médiocre. De 3 h. a 5b. 1'Aiguille Stationaire: pendant le jour mouvement régulier.
Le ao: de 1 h. a ab£ N. Électrieité médiocre: de ih. k 3b. 1'Aiguille Stationaire: fon mouvement a été régulier & au deffous du terme moyen.
• Le 43 : de 11 h. a ah., S. O.i'O: Nuages: Eleétricité foible : mouvement petit & régulier : de 11 h. a iah. 5'O. de 12 h. a. ih. 2 O.
De 4h a 5h.:Vent S. O. Électrieité trèsfoible. De 3 a 4I1. Variation a'E. & également de 4I1. a 5 h.
: Le 24: de ah. k $\% Vent S. O, ferein: Eleétricité forte. La bouteille s'eft copieufement chargée: -mouvement foible, regulier,
de
fur les mouvemens irréguliers. au
de ih. a 3h. 3'C): de 3 h. a 4b.., 4': de 5I1. a 6h. Stationaire.
L e 25-: de 8':h.—9'h. Affez ferein , S. O. Électrieité forte, comme la veille: mouvement petit, régulier. De 6h. a 7h. 6'E. de 7 a 8 h. 4'E: de 8 a 9I1. 3'O : de 9 a ïoh. 3'0: mouvement N°. 3.
De layh. a i\h. Vent S. O. \ S. nuages. Eleétricité médiocre, mouvement régulier, foible : de 11 h. a iah. 8' O : de ia h. a 1 h. i'O : de 1 h. a 3h. 3'0: enfuite vers 1'Eft.
Le a<5: de 9 a ïoh. matin j S. O. \ O. ehaud ; Eleétricité médiocre , mouvement N°. a. De 6 af h> 3'E : de 7 a 8h. 3'E: de 83.9b. l'O: de 9 a ïoh. Stationaire: de 10 a 11 h. 4'O: de 11 a 12h. 5'O: de ia a ih. 4O.
L e 5 de Juin, de 4b. a §lh. N. O. \ N. cbaud , ferein, Eleétricité médiocre, mouvement de 1'Aiguille trés - petit 8c régulier. De % a 3 h. 1' O: de 3 a 4I1. a'E: de 4 a 5I1. Stationaire, de 5 a 6h. i'E: de 6 a 7 h. 1' E.
Le 26 de Juin. Violent Tonnerre, ainfi que le a7 : Éleétricité confidérable. La Variation diurne a été de 18' le aö, 8c de 11' le 27. Mouvement régulier , N°. a , le 16. Entre ah. 8c 5 h. qu'il a tonné, 1'Aiguille étoit Stationaire. De 5 a 6 h. mouveO a ment
ara De VInfluence de VÉletïricitê
ment i'E: de 6 h j\\. Stationaire. Violent Tonnerre Ia nuit du 16 nu 17, 6c le 27 de 1 h< ï aMi. De uli. a rab. Variation a' E: de lah. a i'k 4'O: de 1 h. a ah., i'E: de ah. a 3I1. Stationaire: de ah. a 4b. i'E ; de 4I1 a 5h. Stationaire: foir mouvement petit & régulier. Le mouvement entre 11 h. 6c midi eft de ceux dont j'ai parlé §. 8a, 83, 6c que j'ai dit pouvoir étre rapportés a l'Eleétricité ou a tclle autre caufe accidentelle.
§. 14a. Pouit confirmer encore davarttage ces faits, je priai feu M. den tan, Genevois, qui s'occupoit beaucoup d'Expériences fur l'Eleétricité de l'Air prés de la Have, de me donner une note de quelque?- ur.es de fes Expériences, pour que je puffe les comparer a celles que mon Frere faifoit a 1» Haye dans le même tems. En voici la note. ^ Le 8 Juillet 1775. E. S. E. deöh. a ïoh, Eleétricité forte & conftante. Variation diurne très-petite, de 7' feulement. De 7 a 8h. 4'E: de 8 a 9 b. a'O. : de 9 a 10h. i'O.
Le 17 Septembre, E. a midi, Électrieité foible. De 10 h. a 4 h> 1'Aiguille Stationaire.
Le 3 Oétobre. S. 10 h. a ia h. Électrieité d'abord foible: elle s'accioit a uh.
avec
fur les miv.'.vemens irréguliers. aij
avec une ondée: de 8 a 9I1. Stationaire : de9a ïoh. Stationaire de loh.dnh. j'O: de vim a iah. 2'O, de iah. a ih. l'O.
L e 14 Decembre. N. E. de ih. a 3I1. Électrieité forte: elle s'affoiblit avec une giboulée, & reprend enfuite. De uh. aiah. 3'0: de iahi a ib. Stationaire : de 1 a ah. 3'E : de 2 a 3 h. 4'E : de 3 a 4I1. a'E.
Le 10 Mars 177Ó". De 12b. a 1 h. E. Eleétricité inconftante. De 12b. a ih, a'O: de 1 h. a 2h. i'O: de ah. a3'n. io'O: de 3- li, a 4b., i'E réguliere.
Le 18 Mars 1776". De ih. aah. S. O. Électrieité très-forte qui ceffa ia h. quand la pluie commenca. De uh. a fs-H. 3 O: de ia h. a ih. Stationaire: de 1 h a ah. i'E:de ah. a 3 la. Stationaire, mouvement régulier.
Le 8 Oétobre, E. violent. De 1 a 1 h*-. 1'Eleétricité va en diminuant k mefure que le Ciel fe couvre, Variat. i'E.
Le 1 Decembre, Sud. De 12 h. a ah. Eleétricité forte: de 8 aph. Variation7'E: de 9 a ïoh. i'E: de 10 a uh., de uh. a iah. Stationaire: de ïah. a ah. 7'0: dc 2I1. a 3 h. 40.
Le 5 Janvier 1777- N. N. E. De u a ah. Eleétricité foible, renforcée par une ondée de Neige. Aiguille Stationaire a 1' prés.
O 3 Le
SI4 JDe VInfluence ie VÈlebtricUê
Le 9 Avril des i h. a ah. Eleétricité foible, 4e ioh. a, uh. A'guille Stationaire: de 11 h. a iah., 3'0: de iah. a ih. Stationaire: de i h. a. ah. 2'O. puis Stationaire jusqu'a 5h. Le foir A B. quia fait faire un faut a l'Ai> guille.
Le 19 Avril. N. de ia h. a ahK Eleétri* cite médiocre: de 11 h. a iah. Variation 6'O. de 12 h. a ih., a'O: de th. a ah. Statjo» naire: de ah. £1311. 3'E: de 3 h. ;i 4h. 4'E,
Le 6 Aoüt, de 6h. a 9b. foir, Electri» cite foible: de 6h, a 7I1. 4'E: enfuite Stationnaire.
En 1779 *e 5 Mai, O. de 4I1. a 6h. foir, De 3 h. a 4b. Variation i'E. de 4h. h 5b. a'E: de 5I1. a 6 h. Stationaire. Eleétricité médiocre.
Le 6 Mai, S. S. E. de 4I1. k 5b. foir, Eleétricité foible: s'accroit au coucher du foleil. L'Aiguille de 3 a 4IL & de 4I1. a 5I1. Stationaire, de 5h. a 6h. 3'E: de 6H7I1. a'E: de 7h. ft 8h. i'O: de 8h. a 9I1. l'O: de 9aioh. i'O: de 10a uh. i'E: petit mou» vement.
L e 8 Mai, S. O. de 5h. a 7I1. foir: Électrieité foible, quoiqu'a la fuite d'un Orage : ft la Haye Orage a 5 h.^. de ah. a 3 h. 4'E.: de de 3 h. a 4h. a'E: de 4h.a5h. Stationaire: de
5*
fur les mouvemens irréguliers. H$
5h. aöh. 3'O: de 6h. yh. Stitionaire: de yh. a 8h. i'E. Enfuite 3'E: mouvement tres-petit.
§. 143. J e ne vois rien dam» toutes ces Obfervations qui indique lc moins du monde que le mouvement de 1'Aiguille dopend de 1'Electricité: & je crois pouvoir conclure avec raifon de tout ce qui vient d'ctre dit, que la conftitution de 1'Air dans le temps qu'on obfervé des agitations irrégulières , ne prouve pas q\ic celles -ci dépendent de TÉleccricitc: & que celle de l'Air, quand on n'en obfervé pas j prouve plutot le contraire, puisqu'elle n'indique aucune liaifon entre les mouvemens de 1' Aiguille 8c les gradations de rÉleétricité dans 1'Atmosphère.
3. Des Agitations que TÈ,lecJricitê peut . produire.
§ 144. Passons a la feconde forte de preuves qu'on allègue en faveur de l'Eleétricité, favoir la timilitude.des agitations de 1'Aiguille aimantée avec celles que rÉleétricité peut produire 8c qu'elle produit quelquëfois.
l'E lectricite agite tous les corps legers 8c mobiles: il fe pourroit donc qu'elle O 4 agi-
ti6 De VInfluence de 1''EleElricitê
agitat 1'Aiguille aimantée, fi elle fe communiqué p. ex. a la glacé qui couvre la bouffble. J'ai allegué dans lc §. a.45 de mes Mémoires fur V Analogie de f Eleétricité rj? du Magnétiimey plufieurs Obfervations dans lesquelles ce cas a réellement eu lieu, &z quelques Expériences ultérieures fur ce fujet. Celles de NI. c att e y (a) prouvent la même chofe: mais il en refulte ausfi que ces agitations ont également lieu pour tout autrc corps que pour 1'Aiguille aimantée, pour une Aiguille de Laiton, des fils de Lin, des boules de Liege &c: & tout cela, pourvu que ce foit la Glacé de la Bousfole qui devienne élechique , ou que PÉle&rii cité agiffe fur une Aiguille ifolée. Si 1'on place 1'Aiguille dans un vafe de metal non ifolé, on a beau cominuniqucr 1'Elecr.ricité a ce va-: fe, en approcher des Corps éleétriques, 1'Aiguille n'éprouve aucune agitation. Ce font des faits que mes propres Expériences confirment.
§. 145. Les Boetes dans lesquelles on renferme les Aiguilles aimantées font ordinairement de métal & non ifolées: les miennes font
dans
(a) Journal de P/iyfiijue, Avril 1781. p. 297: feqq. Exfcérience 8. 15.- 16. 17. r8. 19. 10. n & note p. 300.
fur les monvemens Irréguliers. 117
dans ce cas: elles font pofées fur une pierre de taille, qui n'eft pas a la vérité ufo bon conducteur, mais qui cependant n'eft pas un coërcitif: il n'eft d'ailleurs pas posilble d'empécner la pierre, la boete, la Glacé de fe couvrir de poustière, qui detruiroit encore tout iiblement. Cependant mes Aiguilles ont éprouvé quelquëfois de très-fortes agitations irrégulières, foit én tems d'A. B , foit autrement. II faudroit donc, fi ces agitations dépendent de l'Eleétricité , que celle - ci fut communiquée a la Glacé qui couvre la bouffble: mais'en ce ;as, toute.autre.Aiguille piacée dans les mêmes circonftances devroit éprouver quelques oscillations: & c'eft cc qui n'a pas lieu.
146. Pour m'en afTurer, j'ai fait faire une Aiguille de Laiton , plus mobile encore que mon Aiguille aimantée N°. A, mais a-peu-près de même lórigpeur (b)\ je 1'ai placée dans fa boete, couverte d'une glacé, a. coté de 1'Aiguille A, fur la même pierre, & de fangori que je pouvois obferver les deux Aiguilles a la fois. Le 3 d'Avril 177a il y eut une foible A. B. 1'Aiguille
'(b) V. §. 147. de mon MémóVè fur l'Analc\h ie 1'E' htTriclté v di Magnétisme Tojnï I. tfé ce ftécwft
O 5
ai3 De VInfluence de VElcürkitê
guille A ne parcourut que quelques minutes: 1'Aiguille de Laiton refta immobile. Le 21 de Juin, jour d'agitation irréguliere dont nous avons parlé ( §. 45.), 1'Aiguille A fut dans une agitation continuelle, parcourant tantöt a 1'Eft tantót a 1'Oueft, un eipace de a degrés: 1'Aiguille de Laiton refta encore immobile. M, meese a repeté de fon coté la même Expérience, & avec le même fuccès, pendant 1'affollement de 40. qu'éprouva 1'Aiguille le 17 Juin 1773 (§. 48.). Enfin il en a été encore de même le 17 Septembre 1773 dans le tems qu'une A. B. fit parcourir le foir a 1'Aiguille aimantée lij'; d'abord 79 en trois quart d'heures: enfuite axlegrès en neuf minutes. Le fuccès a été invariable toutes les fois que j'ai repeté 1'Expcrience. Je crois donc pouvoir conclure d'une Expérience ausfi dêcifive, que les agitations de 1'Aiguille obfervées en tems d'A. B., ou en quelque tems que ce foit, ne dépendent pas de 1'impulfion du Fluide éleétrique fur les Aiguilles. Si 1'on prétend que le Fluide éleétrique modifie dans ce tems-la le fluide magnétique fans agir par impulfion, & que c'eft la caufe pour laquelle les autres Aiguilles non aimantées n'éprouvent pas de ces agitations , je ne repondrai rien it eet argument, par ce que je ne iaurois y repondre par desfaits:
&
fur les ?nouvemens irréguliers. 119
&• j'attendrai qu'on allègue quelques faits pour établir cette afiertion- Mais il s'en faut de beaucoup que les partiians les plus zelés de 1'E-, leétricité foyent d'opinion , que 1'Électrieité agit ici autrement que par fon impulfion 8c fon aétion ordinaire : c'eft ce qu'il s'agit d'exarni* per a préfent.
§. 147. On fait que notre Atmofphère eft quelquëfois abondamment pourvue d'Eleétricité , comme en tems d'orage: on a vü qu'elle 1'eft ausfi quelquëfois en tems d'A. B : on allègue même en preuve de ce dernier article, qu'en ces tems-la les machines éleétriques ont. une force plus grande qu'en d'autrescirconftmces: M, berïholon 1'a remarqué pendant 1'A. B. des 19 Fevrier 1780 8c 15 Fevrier 1781 (§. 19 ) & cela a ausfi été obfervée a Tymau pendant 1'A. B. du 18 Janvier 1780 (V). Or, c'eftdans descirconftances pareilles qu'onavüdes Aiguilles aimantées, expoféos a 1'Air libre, fans être enfermées dans des boetes, s'agiter en tout fens.
Noy.s avons parlé ci-delTus (§. 19. 52,.) des
Ex-
(c) Jottrnal dis Savans. 1770. Jujikt. Sqterrire p. 46. de la reimpieiüon.
aao- De VInfluence. de VÉlectrieité
Expériences de M. b e rt h o l o n & de celd'unpayfan pres de Dresde, fur ce fujet. M. t/ideburg a fait des Expériences femblables \Jena pendant 1'A. B. du 17 Novembre 1769. II a trouvé que des Aiguilles, expofées a 1'Air libre, étoient d'autant plus agirées qü'elles étoient plus longues : la plus longue fe tournoit tantót au NE, tantót au S. O. L'Eleétricité de l'Air étoit forte. Enfin le 8 Aoüt 1770 il a vü une Aiguille 'décliner de 42 a 480. lc 10 de 8;d. feulement, pendant des A- B.
148. Les Obfervations de M. M. le Chevaïier de vivens & le Comte de la cepede préfentent les mêmes réfultats en tems d'Orage (d). Le premier de ces Phyfieiens a obfervé pendant plufieurs années trois Aiguilles, Tune a l'Air libre: 1'autre contenue dans une boete ouverte a fes deux poles: la rroificme renfermée dans une boete de boufTole ordinaire. II a vü ces Aiguilles fubir des agitations différentes; & les deux premières, lorsque le tems étoit orageux, étoient ag'tées par des Vibrations fingulières, Sc plus ou moins fortes, en raifon de la tendance du tems a 1'Orage. Celle
de
(£) loMrul di Pfyfaut. Fevrier 1780. Tom. XV. p. 148,
fur les mouvemens irréguliers. sar ,
de k bouflble n'éprouvoit cependant que de très-foibles variations, tandis que les deux autres , expofces a 1'Air libre, déclinoient quelquëfois vers 1'E, ou vers l'O, au point d'avoir celle de leurs extrémités qui devoit être tournee vers le N, fixée presqu'entièrement vers le Sud. On auroit pü croire leurs poles cbangés, ii une nouvelle variation ne les eut rapprochées de leur direótion naturelle.
$. 149 M. le Comte de la cepède ayant trouve que des Aiguilles égales, pkcées & l'Air, & fuspendues fur les pivots les plus mobiles au milieu de cercies graducs, éprou▼oient des Variations égales 3 il les renferma avec leurs cercies, chacune entre deux Capfules de Verre afle?, épais qu'il lutta avec de la poix: il en pkca prés d'elles trois autres a l'Air libre, & il trouva que celles-ci furent toujours fujettesa des variations irrégulières Sc tres-confidérables, au lieu que les premières parurent n'en éprouver prèsqu'aucune. En tems d'Orage, les premières fubirent de grandes oscilktiqns irrégulières, & donnèrent, dit ce Phycifien, „ toutes les marqués d'un fluide varia„ ble ï chaque intlantv les autres tranquille* „ & immobiles au deflbus de leur couveicle dé „ Verre, ne donnèrent par leurs mouvemens
„ aucun
222 De VInfluence de rEletlricitê
„ aucun figne de leur obéiiTance aux loix du „ fluide éleétrique, 8c ne parurent dans eet j5 inftant, ainfi que dans les autres, n'etre re„ gies que par cette caufe conftante, qui dirij, ge les Aiguilles aimantées vers le Nord.
§. 150. Il n'y a rien ce me femble d'éton» nant que des Aiguilles expofées a l'Air libre,
par la fusceptibles de toutes les impresfions quelconques de l'Air, des agitations qu'on y caitfe manifeftement & infailliblement quand on marche, du Vent, des vents coulis, foyent fréquemment agitées d'une manière irréguliere & cela quand même l'Air ne feroit pas éleétrique. 11 fe peut ausfi que l'Air, furcharge d'Éleétricité, 6c agiffant par fon impulfion, agite ces mêmes Aiguilles: mais il agiteroit alors également des Aiguilles de Laiton, ou tout autre Corps mobile. Ce font la les eftets ordinaires de 1'Eleétricité dont je ne voudrois pas nier ici abfolument toute influence , mais fur la grandeur 6c la certitude entière de laquelle ces expériences laiflent beaucoup de doute, parceque Peffet total depend certainement de plus d'une caufe : 6c fil'Ele&Ticitéeneftréellement une, il eft certain que dans ces mêmes circonftances elle n'a pas agi fur des Aiguilles mifes a Tabri du mouvement de l'Air par leur boete,
foit
fur les mouvemens irréguliers. 2,2.3
foit qü'elles fuffent ifolées, comme celles de M. de la cepède, ou qü'elles ne le fusfent pas, comme celles de M. de vivens, celles d'autres Phyfieiens, 5c les miennes: Sc comme on a vu ci-deffus, que mes Aiguilles n' étoient pas plus agitées en tems de forte Électrieité de 1'Air, qu'en tems d'Electricité foible, ou nulle (§. 141.), Sc qu'on verra ci-desfous (§.152.) qü'elles ne Ie font pas non plus en tems d'Orage, il s'enfuit que cette tranquillité des trois Aiguilles ifolées de M. de vivens n'eft pas due 2. 1'ifolement, entant que tel, mais uniquement a ce qü'elles étoient a Pabri des agitations de l'Air. Enfin quoique la différence entre les Aiguilles expofés a l'Air libre, Sc celles qui étoient renfermées foit énorme, on ne fauroit dire que 1'agitation des dernières, toute petite quelle eft, depend néanmoins de l'Eleétricité, qui agit ici avec moins de force parcequ'elie agit a travers le Verre: puisque nous avons allégué une Expérience directe qui prouve décifivement, que les agitations de 1'Aiguille , dont il eft queftion dans ce Mémoire, ne dépendent pas de rÉleétricité. Expérience qui ie trouve confirmée par 1'enfemble de tous les faits dont nous avons parlé.
Je fais, qu'il eft posfible de mettre en mouvement par 1'Électricitc des Aiguilles airnantées
ren-
224 De 1*Influence du Tonnerre-
renfermées dans les boetes: nous avons avoué Ce) qu'il eft des cas oü cela a eu lieu: &M. se nebier m'a marqué s'être apper ^ fuffic que les parties homologues des Aiguilles ayent des fotres différentes & inégales, pour que ces Aiguilles, fi ce font des lames fuspendues a Plat & affez larges, devïent de a a 3 deerés du vrai méridien, vers 1'Eft ou vers PO 1'v ai demontré ausfi (§. 255. 6.} comment W fimple changement de force, arrivé aux parties homologues, PAiguille peut devenir
para-<
{") PM. Traaf. N° Ai6 Vnl ~ 71 o 37> P' 453- & mes Rf.
&c. P. I. §,2j8
fur les Aiguilles. 2331
paralytique Sc indifferente a tout mouvement} & comment elle peut enfuite recouvrir fa direction par 1'action de ces forces même.
§. 160. Un des Phénomènes les plus finguliers eft celui que M. needham a décric de la manière fuivante (b).
„ Le Capitaine d'un Navire , fur lequel „ s'étoit embarqué un Phyficien de bonnefoi, „ très-verfé dans la Partie éleétrique , avoit „ avec lui fept ou huit différences bouffb99 les> dont ü voyoit lübitemens 6c avec éton-. » nement la force magnétique faillir fi com-. „ plettement, un peu au Sud de 1'lfle de Ma-. „ dère , que leurs Aiguilles, en prenant des „ direétions différentes les unes des autres, 6c n fauffes en tout fens, étoient devenues/ota-. „ lement indifférent es a leur véritable dircétion „ ordinaire vers le Nord. "
„ I l étoit naturel de ibupconner 1'lnfluenV ce ^bite de quelque caulë etrangère 6c lo-' „ cale: mais il falloit être bien yerfé dans la „ Phyfique éleétrique pour en decouvrir la „ vraye caufe, 6c pour écarter fon influence „maligne:"
„ En
( b) Mémoim de ('Académie de Bruxe 'des, Tom. IV. p.- 108
P 5
S34 De VInfluence du Tonnerre
„ E n effet ce Phéfiomène, qui n'eft pas „ inconnu aux Marins, comme on peut le „ voir dans des relations de leurs voyages,
provenoit d'une Atmosphère puiftamment „ chargée d'Eleétricité , 6c dont ce Phyficién „ habile a trouvé le moyen d'écartér 1'Influen„ ce, en êtendant un fil de fer, en quatité de con' ,, duüeur, depuis le haut du mat jusqu'a laMer. „ Ce remède, afFez naturel dans un dcrange-
gement pareil, après en avoir reconnu la „ cauiè, 6c qui au premier afpeét, fait foi de
fes qualités connues auxyeuxd'un Phyficien, „ en faveur de fa réalité en cette occafion, a „ été fi prompt & fi efficace, qu'il a rendu ausfi „ tot la vertu magnétique, qui n'avoit été que „fuspendue, d toutes les boufjoles, dont chacuwe „ a repris Jans delai fa drreblion ordinaire.
%. \Cn. Quelque belle, quelqu'intérelTante que foit cette obfervation, il eut été a fouhaiter qu'on fut entré dans plus de détails, par rapport aux faits les plus capitaux que la narration indique.
l°. Il eft fur que ces Aiguilles avoient acquis des direétions différentes:
o°. Il eft dit que les Aiguilles étoient devenues indifférentes vers leur vraie direttion. Cette indifférence avoit-elle ausfi lieu pour toutes les
au-
fur les Aiguilles..
autres direétions, de facon que les Aiguilles' étoient réellement paralytiques, cornme il arrivé quelquëfois, obéifiant a toute autre caulè accidentelle, & s'arrêtant a toute direction. que cette caufe pouvoit leur donner ? Ou, ces Aiguilles étoient - elles indifférentes vers ia direction N, S. feulement, fans ceffer d'être
magnctiques, oc etoient-elles inditterentes vers leur veritable direction, uniquement parceque leurs poles, ayant changé de pofition, en avoient acquis unej qui donnoit a ces Aiguilles une direction, différente a la vérité de i'ordinaire, mais réelle, unique, & a laquelle ces Aiguil* les revenoient après en avoir été Jetournées? On ne paroit pas avoir fait la moindre obiérvation fur ce Fait Capital.
3°. Il eft dit que la vertu de ces Aiguilles ri" étoit que fuspendue: efl>ce un fait, ou une conclufion deduite de ce que lés Aiguiües n'in>diquoient plus le Méndien? Cela iigmfie-til, comme le fens des mots paroit 1'indiquer, qü'elles ne donnoient aucun figne de Magnétisme avant qu'on leur eut appliqué le remède dont M- needham parle?.auqucl cas cette .indiffcrence auroit été une indifférence yéelle, ce qui n'clt pas fans exemple.
Enfin, ce qu'il y a de fur, c'eft que dès *ju'on eut appliqué le conducteur au Mat, les
136 Z>(? VInfluence du Tennerre
Aiguilles reprirent leur cours: il eft nature! d'en conclure que l'Éle£tricitc a été la caufe du Fait; mais ce n'eft qu'une conclufion,qu'on a cependant erigée en fait dans la narration, en difant que ce Phénomène prevenoit 5cc. ? ou avoit-on conftaté , par quelqu'autre moyen, que l'Air, qui entouroitla bouflble, étoit furchargé d'Eleétricité. C'eft encore ce qu'il eut été a défirer qu'on eut indiqué.
§. 16a. Cï qui rend cette obfervation le plus remarquable, a mon avis , ce n'eft pas que les Aiguilles ont dévié : car il y en a nombre d'exemplesj ni qü'elles ont repris leur cours, car M. may (c) a trouvé dans fa belle obfervation que j'ai rapportée ailleurs, que des Aiguilles qui avoient dévié de 4 a 8 Rhumbs pendant que la foudre avoit brifé le grand mat du Vaifleau, fe retablifioient peu-a-peu : & j'ai démontré dans mes Recherches comment 8c pourquoi cela arrivé: mais c'eft que ce retablhTement a été fi prompt: ce qui prouve que le Fluïde éleétrique entouroit la bouflble copieufement, qu'il s'eft écoule par le conduóteur,
8c
(c) P. I. §. 260. tirtt des Mémoires de la Société de Haar* lem, Tom. XII. p. 398.
fur les Aiguilles. a.37
8c qu'il n'a pas agi fur la fubftance même de 1'Aiguille, qu'il n'a fait que maitrifer par fa préfence la Force, ou, fi 1'on veutle Fluide magnétique, qui a repris le deffus des que le Fluide éleétrique s'eft retiré (d). II eft 'facheux que cette belle obfervation n'ait pas été accompagnée de tous les détails néceffaires pour en faire connaitre parfaitement toutes les circonftances, 8c même les plus effentielles. . ... | sup ,
(d) En conféquence de cette Obfervation M. needham a propofc d'armer les boetes de Bouflbles de deux fegmens de cuSvre , qui fe croifent i angles droits ea forme de couronne, & qui font hériffés de pointes ett tout fens-'j On peut détacher ces deux pièces: les coucfcer fioriïontalemcnt, ou les élever perpendiculairement a 1'horizon: c'eft dans cc dernier cas qü'elles deviennent un remede efficace contre 1'aftion du fluide éleétrique liir,1'Aiguille aimantée qü'elles couronnent. M. nekdham a trouve qu'une. Aiguille armee de cette manière, refte immobile quand on 1'approche d'une bouteille chargé,
succr tsb znobiitvèi) .'o!i>5l wPw ?£q Jrr'ol^f'èó , 3 .?n9fn9vu'Mü 29j '.igirü;'*)-! r-jf."r? MLonèq griïijrb fioj}*ni?v u e b5I »qqo , O'-'H c :,i.;.nib'iox/iJX9 ziotoupteup pusbncig ui :orp -nota zol :nc'i:i;hsN 31393 61 siéïfirgai ^..piojip -92nxrib 23i mfösi , bsaêï 38 ui du; macnov »5 smDtgnoi jnrón3q 58 xmnènog <;uitj insrn
CON-
438 C o .fc- (3 X U , S ï O N.
C O N C L U S I O N«
ótëtip &fc eiflbis oi ïhqsi :ijp t3yp; - - §.1165: Tk'LS fontleseas dans lesquels 1'É» tricité agit inditbirablemeht fur 1'Aiguille 8c fur la F ore e -magoétiqtie : toutes les autres Obfervations d'un genre différent ne prouvent nullement cettè aétion: -8c je conclus de tout ce que j'ai dit, que les mouvemens irréguliers dë l*Aiguille aimantée ne dépendent pas dc f Eleétricité ; mais qu'il eft très-vraifemblable qu'ils font tous dus (k 1'aébion de 1'A.- B., quoique nous ignorons comment ce météore sgitjï'ii. 1 -'■ &HHbi f* A :■ , »ano-ijOD Sb • * 1
\r lf&£ f. u r s ceux qui ont expliqué les agitatioif; de 1'Aiguille par l'Eleétricité, n'ont e'! en vut que les affollemens, dans. lcsquéls oti appergoit,, au premier abord, quelque reffemblance-avec 'les eftets que 1'Eleétricité produit onlinaircmcnt fur les corps trés-mobiles: mais ce ne font pas la les fenles déviations du mou* vcment regulier. Les mouvemens E, O* E. O, oppofés a la variation diurne périodi" que : la grandeur, quelquëfois extraordinaire, quoique reguliere de cette Variation: les mouvemens fubits 8c par fauts , enfin les changemens plus généraux 8c pendant longtems con-
ftanS
C O, N C L V S I O N. 1351
ftans & trés-remarquables, qui arrivent a la. déclinaifon, 8c qui différent pour différentcs Aiguilles, font des effets dont ont n'a pas tenu compte, 8c qui cependant méritent la plus grande attention des Phyfieiens. Je ne me rappelle pas que ceux qui nf ont devancé dans cette carrière, en ayen.t fait mention, ni qu'ils ayent confidéré les agitations irrégulières avec cette attention que j'y ai don.née, ni fous les mêmes, point de vue. Mais quoique je puiffe nommer nouvelles les Recherches , les, discusfions 8c la plupart desObfervations contenues dans ce Mémoire, il eft un Phyficien, M. hell ant, de Tomea en Lapponie, qui eft allé beaucoup plus loin que moi dans cette carrière, puisqu'il a découvert quelques Loix de la Variation magnétique pcndantl'A- B. JeNrregr,et:e infiniment de ne connoitre fes travaux que xtr cette notice très-abregée que M. v/ar3 e n t 1 n en a donnée (e). 11 feroit ausfi 1 ouhaiter qu'on put confirmer par Expérience :e que M. hiorteri foupconné (ƒ), que 3es Lames, qu'on Aimante en tems d'A. B., seuvent acquerir des forces affez differentes
urvji 1; .avoYJiai y.i j> ra«. tiwSEm
(e) Mémoires de S^éje 1753. Tom. XV, p. 85.
(ƒ) m. Tom. IX. p.41.
a4« Conclüsion.
de celles qü'elles acquerroient én d'autres tems, pour indiquer des direétions différentes de celles qü'elles indiqueróient alors: mais je ne fais jusqu'a préfent aucun moyen de faire ces Expériences, & j'èn ai indique 'les raifons. Enfin tout ce que je connois jusqu'ici d'Obfervations, & fur les mouvemens réguliers 8c périodiques, & fur les mouvemens irréguliers de 1'Aiguille, rentre dans ce que j'ai conjecturé il y a deja plus de neuf ans, favoir, que la plupart de ces Phénomènes dépendent, en dernier reffort , d'un changement de forces qui arrivé aux parties homologues de 1'Aiguille, quoique la caufe ou les caufes de ce changement nous foyent inconnues.
■war»<»■»/,'' •<*<••■.-.'\m''n\ivi §. \6\. QuAnd on parviendroit a prouver , que'les agitations irrégulières de 1'Aiguille dépendent de l'Eleétricité , on n'en pourroit pas encore conclure que ce fait prouve une influence réelle de l'Eleétricité fur lé Magnétisme entant que tel: qu'il y a un rapport fecret entre ces deux förces. J'ai expofé mes idéés fur ce fujet dans le §. 147. de mon Memoirt'fur ï"'Analogie de ï'Éleblricité rj? da Magnétisme, & J'y renvoyei 11 feroit toujours très-difficile de diftinguer dans des Expériences ue comparaifon faites fur lés mouvemens
de
Gonclusion. i^c
'de deux Aiguilles, dont 1'une feroit aimantée, Sc dont Tautre feroit de laiton , Sc dans les agitations qü'elles pourroient fubir 1'une Sc 1'autre ^ ce qui appartiendroit au feul Magnétisme, ou a la feule Ek étncité. C'eft peut être dans la vue de le dii'ringuer, que M. le Marquis de condorcet (g), a propofé de comparer aux Variations diurnes d' Aiguilles aimantées, celles d'Aiguilles de forme femblables, Sc fulpendues de même, mais formées de fer non aimanté, ou même d'autre métal, ou de fub(tances non métalliques. On a vu cideffus ce que j'ai fak fur ce fujet: mais le P; coïte a entrepris une fuite d'Obfervations avec deux Aiguilles, parfaitement égales, 1'une aimantée, 1'autre d'acier put. II en rendra certainement compte au Public, qui lui en faura d'autant plus de gré, que ces Expériences font pénibles par 1'asfiduité qü'elles exigent, Sc difficiles par 1'attention fcrupnleufe qu'on doit apportcr dahs 1'examen qu'il eft a propos de faire fouvent de 1'Aiguilie non - aimantée, qui, étant toujours dirigée dans lé Méridien, peut facilement acquerir la force
mag-
(g ) Mémoir. préfentésfar (les favans ittangers. Tom. VIII, Pref. p. 9.
tomé III. q
242 CONCLUSION1.
magnétique : 8c celle - ci fuffiroit , quelque petite qu'elle fut, pour detruire la plupart des conclufions qu'on ne manqueroit pas de tirer de ces Expériences, fi on y mettoit moins de cette patience 8c de ces attentions fcrupuleufes fur lesquelles ou gliffe fi facilement Sc fi fouvent, mais que le P. cotte eft accoutumé de mettre dans tout ce qui fait 1'objct de fes Recherches.
AD Dl-
A D D I T I O N.
§. 165. Cette Diffërtation étoit ëntièrement achevée, & même envoyée a 1'imprirrieur, lorsque j'ai trouvé dans les Mémoires de l'Académie de Suéde pour 1777 Tom. XXXIX. p. 160, un Mémoire extrêmement intéresfant de M. wilke fur les Variations de V Aiguille aimantée. Ce celèbre Phyficien .a fait h Stokholm des obfervations horaires depuis le mois d'Oétobre 1771 jusqu'en Mai 1774. Ces Obfervations, qui font correspondantes aux miennes, meritent de leur être comparces. Je me bornerai a. indiquer en général les réfultatsdu travail de M. wilke, Sc a les rapprocher du mien.
M. wilke divife les mouvemens de 1'Aiguille en trois claffes. La première contient les variations qui ne font remarquables que par leur grandeur, mais qui du refte ne différent pas des régulières par le tems auquel elles onf. lieu. Les Variations qui excêdent les Variations ordinaires en grandeur, (Sc j'enai fait ..ausfi une claffe,que j'ai confiderée féparement $• 7° •> 71? Feqq.) „ ont ordinairement lieu, ;|, ditM. wilke, la veille des jours, ou par,!j mi les jours, ou après les jours, auxquels'
q 1 VM-
Ü44 A d d i t i o n.
„ 1'Aiguille éprouve fes plus grandes irrégu» larites: ou parmi ceux-ci, a des joursbeaux „ 8c fereins, auxquels l'Air a été pur 8cferein, „ 1'Aiguille n'a que de petits mouvemens, 8c „ eft fouvent Stationaire, quand l'Air eft fort „ humide , furtout en Automne , quand on a „ beaucoup de jour de brumc ; 8c fouvent „ ausfi quand elle a éprouvé plufieurs jours de „ fuite de grandes irrégularités qui paroiffent, „ pour ainfi dife, 1'avoir fatiguée ". M. wilke a diftingué ces mouvemens dans fes Tables , ainfi je puis les comparer a ceux que j'ai obfervés.
§. i66\ La feconde claffe rertferme les mouvemens qui ne font irréguliers que par rapport au tems, 8c non par rapport a la grandeur, ou a la régnlarité. „ Les Variations diurnes de „ 1'Aiguilles fe font alors, dit M. wilke, „ comme d'un feul coup , un peu en avant, „ ou en arrière." Cette forte eft donc celle que j'ai norrrmée Variation fubite £j? par faut, 8c dont j'ai parlé en détail: §. 70. feqq, M. wilke ajoute, „ ï'Aiguilleeft bien ördinaire,j ment le plus avancée vers l'O a midi, 8c a mi„ nuit vers 1'E : mais elle avance ausfi après 3b.
après midi vers l'O 8c après 3IL du matin „ vers 1'E, quoiqu'elle n'aehcve qu'une feule
„ période
Addition. 245
„ période tout le jour." Cette Variation revient a ce que j'ai dit (§. 87—93.) que 1'heure du maximum arrivé un cinquièmc ou un fixième du tems hors des limites ordinaires de\ia h. a 4h. («)} Phénomène que je n'ai pas cru devoir placer paraiis les irréguliers. M. wilke n'a pas diftingué dans fa Table ces mouvemens des affollemens proprement dits, ainfi je n'ai pu les comparer diftinétement ace que j'ai obfervé ici. M. wilke ajoute „ que les „ changemens menftruels & annuels de Dé„ clinaifon paroiffent fe faire ces jours-la: & „ que ces fortes de déviations des tems ordi„ naires font fouvent des précurfeurs d'agita„ tions irrégulières. " J'ai fait (§. 92.) une pareille remarque pour 1'heure du maximum-, la manière dont les jours de variation grande, ou fubite, ou par faut, font mélés aux jours d'agitations irrégulières, ainfi que cc que j'ai dit de 1'Influence de 1'A. B. fur ces jours, prouve le premier Article.
§. 167. La troilième claffe contient les affollemens. Le plus grand que M. wilke ait obfervé a été de 5 degrés & demi; mais s'il eft rare d'en voir de pareils, ii ne 1'ait
pas
(4) Ces limites lont a Stokholm enne u h. öc 3 h,
Q3
14-6 A D D ï T i o N.
pas (Ten voir d'un degré. M. wilke obfervé ausfi „ que ces affoliemens ont rarement lieu „ avant midi : qu'il les a vu fouvent entre midi „ 8c 3 heures, accompagnés d'un faut infolite, „ mais qu'ils ont lieu le plus fouvent après 3 „ heures, & furtout de 7 heures a. 10 heures, „ ou a minuit, qui fembient les heures conla„ crées a ces irrégularités." Ceci s'accorde „ avec ce que j'ai dit 8c prouvé §. 56. 8c 57. Ces affollemens ont quelque fois lieu plufieurs jours de fuite a Stokholm tout comme ici.
§. 168. Enfin M. wilke admet également I'influence de 1'A. B.: voici comme il s'cn exprime.
„La liaifon qu'il y a entre 1'Aiguille 8c ., 1'A. B. eft fi évidente, fi générale, fi con., ftante, que perfonne qui èxamuie les affec-
tions de 1'une 8c de 1'autre avec attention ne. „ peut la revoquer en doute. Un Ciel cou„ verf, la Lüne, des nuits d'Eté claires, era« pêchent fouvent de voir 1'A. B. diftinéle„ ment. Mais, fi ces Obftacles n'ont pas lieu, „ il arrivé rarement ou peu qu'on ne voyel'A.
B. aux jours que 1'Aiguille éprouve desmou-
vemens irréguliers; 8c le plus fouvent 1'A. „ B. eft la plus éclatante qtnnd 1'Aiguille os-
citiè ie plus fortcment. Mais il ne faudroit ' . »
A d d i t i o n. 2-47
„ pas en conclure réciproquement fans excepw ti.on, que 1'Aiguille éprouve de grands mou„ vemens ausfi fouvent que cette Lumière „ paroit. II en eft, parmi celles que j'ai vues, „ pendant lesquelles 1'Aiguille n'a pas fubi de „ variations beaucoup plus grandes que d'ordi„ naire, quoique TA. B. s'étendoit fort haut, en Are Sc en coruscations. II en eft exac„ tement comme M. hiorter Ta décrit. „ Le Pole boréal de 1'Aiguille femble quafi „ fuivre TA.B. Sc êtreattirée vers elle. Brille„ t-elle 1» plus vers TO, 1'Aiguille devie vers „ TO: Sc'au contraire vers TE, h* TAurore „ Boréale eft plus éclatante vers TEft. L'Ai„ guille m'a fi fouvent inftruit fur ces Hammes, „ furtout lorsque le Phénomène ne fait que de „ s'allumer, que je ne laurois douter de fon „ exaditude fur ce point. La fituation del'A. „ B. eft-eile fort baffe, ou T Are s'elève-t-il „ uniformement felon la direétion magnétique, „ iusqu'au Zenith: les éclairs ibnt-ils femés „ partout également, 1'Aiguille n'eft pas li fort agitée, elle s'arrête dans un efpace de peu „ de minutes, ne faifant que quelques legers. „ tremblemens, petits Sc prompts , quoique ■ tout le Ciel foit couvert de coruCcatipns % „ jusqu'au dela du Zenith vers le Sud. Mais, „ quiconque eft accoutumé a TAiguille, s'ap,-.
Q 4 » PC!;-
24-8. Addttion.
parcoit bientót de fes'agitations perpétuelles, „ puisqu'ileft rare que les coruscations nefoyent
pas diftribuécs inégalement, & alors elles
fe font connoitre tout de fuite par de gran„ des agitations".
J e n'ai pas discuté mes Obfervations fous ce point de vue, 6c pour connoitre la direc~cion de 1'Aiguillc eu égard a celle des rayons de 1'A. B.: mais plus d'une fois je n'ai appercu aucune liaifon entre ces deux effcts. C'eft un point que je discuterai a fonds dans mon Traité fur TA. B, 6c il me fera facile de le faire, puisque j'ai décrit toutes les A.B., que j'ai vue., avec foin 6c dans un trés-grand détail. Cette discusfion nous entraineroit ici dans trop de longeur.
§. 169. M. wiEKE'ajoute. „ J'en con„ clus qu'il eft vraifemblable, puisque 1'A. B. „ agit fi évidcmment fur 1'Aiguille, que ce „ Météore eft toujours dans l'Air , lorsque ,, 1'Aiguille donne a connoitre quelques irré„ gulantés, quoique diverfes caufes nous em„ pêchent de le voir. Et puisque les. mouve„ mens irréguliers de 1' Aiguille les plus grands „ dépendent de 1'A. B., ou ont une liaifon avec „ elle, j'en conclus encore qu'il eft naturel „ de foupconner qu'il en eft de même de tous
„ fes
A d d i T i O ïï. 449
j, fes mouvemens 8c de toutes fes agitations. „ Conféquemment, 1'A- B, ne fe trouve pas „ feulement dans 1'Atmosphère a certains tems, „ 8c a certains jours de 1'année , 8c peut-être „ deux fois chaque mois , mais elle s'allume „ ausfi regulièrement chaque jour, 8c donne a „ 1'Aiguille fes mouvemens conftans; &, au „ moyen des différences de fa force, de fa dis„ perfion, 8c de fon écht, fa marche agit en„ core fur toutes les irrégularités de 1'Aiguille, „ 8c peut - être même fur fes changemens an„ nuels''. Ces conjcélures s'accordent en partie avec celles que j'ai faites; 8c j'ai prouvé par les faits que des changemens fort généraux & conftans de Déclinaifon dépendent ausfi de 1'A. B.
§. 170: Pendant le tems qu'il a fait fes obfervations, M. wilke a obfervé 217 jours d'agitations irrégulières des trois. elaffes dont nous avons parlé (§. 165. 6.7.)- J'ai comparé ces Obfervat'ions aux miennes, & les réfultats de cette comparaifondémontrent combien intimément les agitations irrégulières, les mouvemens contraires, les Variations extraordinaires par leur grandeur, leur mouvement fubit ou par faut, font intimemeut liés a 1'A- B., puisQ 5
io de Variation infolites pour la grandeur: J dont 4 vues ici & dont 5 d'A. B. ici.
Cette legére comparaifon confirme abon^ damment tout ce que nous avons dit de I'influence de 1'A. B. fur 1'Aiguille. J'ai regret de ne pouvoir m'y étendre davantage, non plus que fur la liaifon que M. wargentin a obfervé entre les Phénomènes de 1'A.B. &l'Inclinaifon de 1'Aiguille.
§• 171-
A d t> t t i o k. 15S
§. 171. La Lefture de 1'Ouvrage de M. wilke, & celle de quelques Obfervations météorologiques, ainfi que la complaifance de M. M. bode 8c holl lesquels m'ont fait part de ce qui a été obfervé a Berlin Sc Breda, m'ont fait connoitre quelques A. B. pour des jours de la Table auxquels je n'en aVois pas marqué, faute d'en avoir connaifTance : ces jours font : 177a. Le a8 Aoüt (ee qui fait v pour le 29.) le 4 Septembre, 15 Novembre, 8c 14Decembre (qui fait / pour le 13') A. B. a Stokholm.
1773. Les 18 Aoüt, as Septembre, 5 Novembre ; a Stokholm.
1774. Le 17 Janvier (qui fait v pour le a8) 8c le 25 Mars.
Le 18 Janvier 1776 A. B. a Berlin. Le 5 Fevrier 1781 foupcon d'A. B. a Montmorenci.
Le 18 Septembre 1781 a Breda: le 15 iBreda 8c a Amfterdam.
En tout 14 jours a ajouter a ceux qui Confirment I'influence de 1'A. B. fur les Phénomènes de 1' Aiguille. —
$. 172. J'ai dit §.97. qu'il y a eu une épo^
que
a54 A d d i t i o n.
que de changement de déclinaifon le 1$ Mai 177a, £c que je ne connoilFois pas dW. B. pour ce jour. Je fais a prefent que M. wilke en a obfervée une alors qui a produit a Stokholm fur 1'Aiguille un afFollement de 64';
Fin du Tomé Troifième.
. " 1 •' ■ ■ ■■ - . n..*.r<..rt« .dto-m. iMI ._ r ,,, ,_ , , ..r_.,
TABLE des jours auxquels le. mouvement de 1'Aiguille aimantée a été irrégulier a Franeker, depuis 177 i jusqu'a 178a Tom. UI.
V. iz. 24. yi. 37. 5-6. 61. 63. 68. 71.
,■ Ja"viet'. Fevrier. | Mars- | Avril. Mai. , Juin. Juillet". Aoüt. Septembre. j O&obre. Novembre. Decenibre. • 1 Nom- '
24 Kit 14»/ 18 gr. 314 13* ibir 47S/* 8 lub T: S 1* 6 gr. 25 lógr. 29IUI7 ïo~Ö~ ! 13 v* a* i* 1 iiic i 1 li O ïó v* (* jTgT! 20 77* ~TÖ Fö «'*'/*~~'_"_ 2 bre des
31 — i * I9lbir 34 "4* 14 mat. alM*** 12gr. 31,-* 9- 35 7 Eft 2 ,* 8gr. 34/* 5 gr. 23 uu9 *• i 8- 21 21 Eft ««* - lub 0 ' jours '
!*/* 20 gr. 34 fa 21 ï8 gr. 24»* 16— 3.04 i2loir 17 .18 — .4.» iom.d.j. 30 y* 7EO I0 28EO 10 22 O ia • d'Öb-
i'fc '* 22 —27 i3t.l.j. 120 9— 2v*é»-nO 19 v o m ferva-
L« * 23 — 3° i5gr- 25 20— 7 16 EO 29 8_ j ^ ^f1™
;* 24 — 26 >* 28— 25 25 — 1 _ 29 foir 4H ic - tion. j 1
V* 25 ~ 2o m 3Qr°»~" 10 -^°3r' 26 - ufaut ib
v* 27 — 28 /* ,-31 Eft— 10 7* 2-O1 i
29 ~ 20 . • ■ . 26 ftb 5 2ck '
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| Som _ 61 24 1 11I32 22' 4 ói 41 15 31 20 1 6 20 922 29 34 5144 9 1 7 33 13 1 9 49 27 1 J316 25 2 12 37 22 .3 2 -Q 22 2 rö5i9j_3_7 _8 _6l_l '
' A B | 36 1 | 26 ] 56 1 27 | 13 [__ 12 I 1 17 1 23 | 41 '' | 39 | 27 i | 34 15T9I I (351
ERRATA.
p. 23. 1. 7. d'en bas gauffeb. — gaussen. 48. L dern 1744 — 1774.
51. 1, 4. qu'il put être reduit &c. jusqu'a ces mots. lc 2© Septembre, lifez.: qu'il put être'reduit a N°. i feconde claffe. A Spaiendam 1'Aiguille a 1 h. de 4' plus a 1'E qu'a 7 lr. Le 20 &c. 53. 1. 7. 10. foir: irh; — lei, foir aioli.
1. 8. 11. 9 mat. — le 3 , au matin
,71. 1. 6. Ancone — Cuneo.
90. 1. 5. d'en bas s'eft mu — leN°.VI. s'eft nut iiop, 1. 10. d'en bas vers 2'E. — vers 1'E. _o.8. 1. 12. au deflbus de 30*. — aü deffus de 30*;
1. 14. 12. ■— 21.
133. 1. 14. 9e période •— 3e période
1. i<5. & que par conféquent — & par conféquest 135. 1. j. d'eft bas 4 h. — 9b..
151. 1. 2. 190. 41' -~ 180. 41'
i$6. 1. ij. 52' — 32-
159. §. 107. 1. 6. momentanée — aélion mcbeii
tanée
160. 1. 11. de 6 & 18°. — de 180. 1. 12. & décrut — & crut
Ï64. 1. 4. deca & au deli — de 14' &au dela 165 §. 15. J. 3. de 18' — 18'.
I90. Note h ASSEtEPI asc_epï.
208. Note i 1. 3. 1'Aiguille — 1'étin-celle. 244. 1. 7. brume — bruine
-S3- 1- 13- le 18 Aorh — le 2. Aoüt,
JOM. UI;