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Supplement aux Œuvres.

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Livre XI.

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Choifeul veno't quelquefois fouper au chateau. II y vint un jour que j'en fortois. On paria de moi, M. de Luxembourg lui conta mon hiftoire

de Venife avec M. de M M. de Choifeul

dit que c'étoit dommage que j'eufïe abandonué eette carrière, & que fi j'y voulois rentrer, il rie demandoit pas mieux que de m'occuper. M. de Luxembourg me redit cela; j'y fus d'autant p'us fenfible, que je n'ëtois pas accoutumé d'être gaté par les miniftres, & il n'eft pas sur que, malgré mes réfolutions, fi ma fanté m'eüt permis d'y fonger, j'euffe évité d'en faire de nouveau la folie. L'ambition n'eut jamais chez moi que les courts intervalles oü toute autre paffion me laifibic libre; mais un de ces intervalles eüt fufK pour me rengager. Cette bonne intention de M. de Choifeul m'affectionnant a lui, accrut 1'efiime que, fur quelques opérations de fon miniflère, j'avois conque pour fes talens, & Ie pacle de familie en particulier me parut annoncer un homme d'état du premier ordre. II gagnoit encore dans mon efprit au peu de cas que je faifois de fes pré-

décefieurs, fans excepter Mde. deP r, que je

regardois coxme une freon de premier miniftre-; & quand Ie bruit coarut que, d'elle ou lui, 1'un des deux expulferoit l'autre, je cru: faire des vceux pour Ia gloire de la France, en en faifant pour que M. de Choifeul triomphat. Je m'étois fenti

de tout temps pour Mde. de P r de Pantipathie,

même ayant fa fortune; je ''avois vue chez Mde.