is toegevoegd aan uw favorieten.

La construction relative dans Chrétien de Troyes

Onderstaande tekst is niet 100% betrouwbaar

Dans Yvain 2724 Bien a sa jongle aparceüe, Qui se feisoit verais amerre, S'estoit fel, soduianz et lerre, — se trouve la conj. si qui a lui seul a un sens adversatif. Le relatif n'est pas répété.

On constate donc une grande liberté dans la baison des relatives entres elles, et avec la principale ; la langue moderne demande la reprise du relatif devant chaque proposition, si plusieurs phrases de cette nature se succèdent; Chrétien au contraire, après un seul qui exprimé, négligé de le répéter dans les propositions qui suivent. Puis, il préfère souvent une phrase coordonnée aune subordonnée, ce qui donne a la construction quelque chose d'alerte, mais aussi parfois de haché.

D'autres cas oü Chrétien évite 1'emploi d'une relative.

Nous avons vu que notre poète se sert souvent d'une phrase indépendante au lieu d'une adjective ; en outre, il y a des cas oü il choisit d'autres constructions encore. Pourquoi le fait-il, lui qui pourtant affectionne la phrase relative ? Je crois qu'il est impossible de donner une réponse satisfaisante a cette question, sauf qu'on peut alléguer en quelques cas les exigences métriques.

Je traiterai deux groupes d'exemples. Nous savons que la relative exprime souvent la causalité ; par contre on trouve des phrases débutant par car ou que (avec le sens d'un paree que ou d'un car affaibli), oü une relative eüt pu servir de moule syntaxique a sa pensée. Dans le deuxième groupe je mettrai quelques passages oü quant sert de bgature et non un relatif.

I. Car ou que au lieu d'un pronom relatif.

II est facile de prouver par les variantes des divers manuscrits que les scribes ne faisaient pas beaucoup de différence dans 1'emploi de ces trois copules.

Je citerai d'abord quelques cas oü les copistes s'accordent pour éviter qui; puis des passages oü certains manuscrits montrent le relatif a cöté des deux autres copules.

a. Car ou que.

Erec 475 La pucele ne tarda plus, Qu'ele n'estoit mie vilaine (Car ele H E); 1894 Tot ont son oste presanté Li messagier

165