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Remarques sur les Évangiles

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me contenterai de ce que laisseront tes nis". Acte d'humilité de la part de la Syrophénicienne.

Mc. XIV 38, 7rpocrvj^tcrSs 'vol pi); ïX&rjrt &<; irttpx<Tfj.óv „priez de ne pas entrer en épreuve", c.-a-d. „de ne pas avoir a prendre part aux souffrances que je vais endurer." La Vuig. a traduit irzipxapibg par tentatio, qui est exact, mais on a eu tort de rendre ce mot par „tentation". De même Mt. VI 13, xx! fj.r, zltrtukyKrig v\pixq elg Kupxcrfióv. Vuig. et ne nos inducas in tentationem „et ne nous soumets pas a 1'épreuve". Le sens d'„épreuve" supprime la difficulté qu'a présentée le verbe stcrtpépu et sur laquelle on a tant discuté. Je crois que partout dans le N. T. Titpxcrfibt; doit être traduit par „épreuve", conformément a 1'usage ancien, cette épreuve pouvant du reste se faire par 1'intermédiaire du diable, comme c'est le cas a Mt. VI 13 et a Mc. I 13.

Mt. III 11, ra ii7roBïipixTx fixtrróurxi, „óter et non porter les chaussures"; voir les dictionnaires de grec ancien. Matthieu dit donc la même chose que Mc. (I 7), mais sous une forme moins familière.

Mt. VII 5, tcxi tóts 3ix(2ktyu<; 'ycfixteTv ri xaptpeg lx toïi itpSxkpioü toïi ócJsApsü crait „et alors tu y verras, c.-a-d. tu verras clair (cf. Mc. VIII 25) pour enlever le fétu, de 1'ceil de ton frère". L'erreur des traducteurs „tü verras a, c-a-d. tu t'occuperas de" vient de ce qu'ils ont mal compris la Vuig. utdebis eicere. Cet exemple, joint a quelques-uns de ceux qui viennent d'être cités, pose une question intéressante pour 1'histoire des traductions du N. T. Certaines de ces fautes sont surtout compréhensibles lorsqu'on part du francais. N'est-ce pas dans des ouvrages francais qu'elles ont pris naissance et n'ont-elles point passé de la dans les traductions en d'autres langues ?

Lc. XIV 23, xvxyKxtrov ettreMtlU, Vuig. compelle intrare. Non pas „force-les", mais „invite-les a entrer", comme le prouvent les emplois de ce verbe dans le grec du moyen age.

Mc. XIV 8, irpoêXxfiev fjnip'urou to <r6>/u.x fiau siq tsv tvTxcptxcrpcóv.

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