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Procès-verbaux des séances du Comité 16 juin-24 juillet 1920 avec annexes = Procès-verbaux of the Proceedings of the Committee, June 16th-July 24th 1920 with annexes

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pétente; ou bien elle se borne a faire une recommandation au lieu de prononcer une sentence. En allant plus loin, le Comité effacera lui-même les limites de la juridiction sur lesquelles on vient de faire 1'accord, puisque la portée de 1'expression „principes de justice" changé avec les pays.

Mr. Root serait disposé k accepter les principes exprimés dans le document soumis par le Président, s'il s'agissait de toute autre juridiction que la juridiction obligatoire. Les rédacteurs du Pacte ont déja tracé des limites que le Comité a acceptées et qu'on effacerait en voulant ainsi élargir le domaine oü ces principes sont applicables.

Mr. Root fait observer que dans tous les pays 1'opinion publique est divisée en deux camps au sujet du règlement des conflits internationaux. II faut formuler le proj'et du Comité de faoon k aider les amis du règlement. pacifique k 1'emporter sur leurs adversaires.

Le PRESIDENT remercie Mr. Root des paroles trop élogieuses pour lui, que Mr. Root vient de prononcer. II est heureux de .constater que Mr. Root a défendu autrefois la thèse actuellement débattue. II est convaincu que Mr. Root restera fidéle aux grandes et justes idéés dont il s'est fait le champion, et aussi que sa haute autorité en Amérique les fera triompher. Le Président voudrait maintenant dissiper le malentendu qui est au fond de la discussion. On semble avoir 1'impression que les normes formulées par le Président donnent aux juges un pouvoir nouveau, qui n'a jamais été reconnu par 1'assemblée des Etats. Le Président rappelle cependant que, même en ce qui concerne les lois de la guerre, les Etats assemblés en 1907 ont fait appel au droit des gens tel qu'il résulte non seulement des usages établis entre les nations civilisées, mais des exigences de la conscience publique. L'application des normes signalées par le Président est d'ailleurs de pratique constante dans les juridictions internationales: on ne voit pas les juges s'abstenir de rendre justice sous prétexte d'insuffisance du droit conventionnel ou coutumier. Le Président rappelle k ce propos le cas de 1'arbitrage des fondations californiennes.

Quand Mr. R o o t dit que les principes de justice varient avec les pays, cela peut être vrai en partie, lorsqu'il s'agit de certaines régies secondaires. Mais ce n'est plus vrai lorsqu'il s'agit le la loi fondamentale du juste et de 1'injuste, profondément gravée au cceur de tout être humain et qui recoit son expression la plus haute et la plus

competent to deal, or else the Court would limit itself to making a recommendation instead of pronouncing sentence. If the Committee went further, it would abolish the limits of the jurisdiction which they had just agreed upon, since the scope of the expression "principles of justice" varied with the countries.

Mr. Root was disposed to accept the principles contained in the document submitted by the President if it referred to all other jurisdiction than compulsory jurisdiction. The authors of the Covenant already have defined the limits which the Committee has accepted and which would be destroyed by enlarging the scope of application of these principles.

Mr. Root pointed out that in all countries public opinion was divided into two fields on the subject of settling international disputes. The project of the Committee must be drafted in such form as to aid the supporters of peaceful settlement to over come their opponents.

The PRESIDENT thanked Mr. Root for the too kind remarks he had just made. The President was pleased to state that Mr. Root formerly had def ended the proposition now being debated. He was convinced that Mr. Root should rernain faithful to the just and lofty ideas of which he had made himself the champion and that his great authority in America would cause his ideas to prevail. The President wished to put an end to the misunderstanding which underlies the discussion. The impression appeared to exist that the rules drawn up by the President gave to the judges a new power which had never been admitted by the assembly of States. The President pointed out, however, that even in relation to the rules of War, the States assembled in 1907 had appealed to the law of nations, as formed not only by rules recognised by the civilised nations, but also by the demands of public conscience. The application in practice of the rules mentioned by the President, is moreover constant in international jurisdictions; you never would see a judge failing to administer justice on pretext of a lack of conventional or customary law. The President recalled in this connection the arbitration case of the California Pious Funds.

Concerning Mr. R o o t's statement that the principles of justioe varied from country to country, that might be partly true as to certain rules of secondary importance. But it is no longer true when it concerns the fundamental law of justice and injustice deeply engraved on the heart of every human being and which is given its highest