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COMMENTAIRE AUX TABLEAUX SUIVANTS.

(DEUXIÈME ÉDITION).

Depuis longtemps déja le Bureau de Statistique s'est proposé de tacher a calculer, spécialement pour la ville d'Amsterdam, les chiffres-indices des prix des denrées alimentaires. Vu qu'il eta.t extremement difficile de recueillir les données requises a 1'établissement de chiffres véridiques sur lesquels ön pourrait s'appuyer pour porter un jugement exact sur la hausse ou la baisse du coüt de v.e, le Bureau avait renonce jusqu' ici a la publication de ces chiffres-indices. .

La méthode souvent suivie de calculer la moyenne de la hausse d'un nombre de denrées, le pnx des différents articles dans une année fixe étant établi a 100, n'est pas capable de démontrer exactement cette hausse ou cette baisse. C'est donc une erreur d'en tirer la conclusion, comme on est tant de fois incliné a faire, qu'a mesure que la moyenne des prix de tous les articles augmente ou baisse la vie serait devenue plus chère ou meilleur marché. Et cela pour deux raisons. En tout premier lieu cette méthode attribue la même valeur a chaque article dans la série des denrées. Si, par exemple, les prix de deux sortes de pain, de quatre sortes de viande, trois sortes de graisse, quatre sortes de fromage etc. ont été mentionnés, le pain y figure pour la moitié de la valeur du fromage et seulement pour deux tiers de la valeur de la graisse; la viande représente autant de la valeur que le fromage tandis qu'en réalité le fromage et la graisse occupent une place inférieure dans la consommation. Dans le cas ou les articles de consommation insignifiante sont plus sujets a des fluctuations de prix que ceux de consommation importante, la moyenne en subit une influence trop grande. ... ,

Puis la méthode susmentionnée ne tient pas compte du fait que les denrées enumérees dans la série ne figurent pas toutes a la fois dans le budget de la 'même familie. Si les articles, qui ne sont achetés que par dés ménages aisés, se haussent fortement, cela n'influence pas le coüt de vie de personnes de revenu bas et inversement. II faut prendre en considération que surtout dans les temps presents ou les hausses sont énormes, les families de petifs revenus sont forcées par les prix exorbitants de d.verses marchandises de diminuer ou même de cesser la consommation de ces articles ou bien de les remplacer par des denrées meilleur marché, de sorte que par rapport aux prix la série des articles na plus la même signifiance. En outre il importe d'envisager la possibilité que plusieurs articles ne sont plus en magasin et doivent être forcément remplacés par d'autres. 11 résulte donc de tout cela que la moyenne de toutes les marchandises ensemble est loin d'offrir un apercu exact de la situation.

Vu qu'il importe pour la ville d'Amsterdam, surtout dans les circonstances actuelles, detablir un chiffre-indice, le Bureau de Statistique s'est efforcé de s'acquitter de cette tache en év.tant autant que possible les difficultés mentionnées. ci-dessus.

Dans le tableau énumérant des articles qui pour la détermination de 1'indice se bornent a des denrées alimentaires (non compris les légumes et les pommes de terre, dont 1'établissement des pnx est extrèmement difficile) nous n'avons recueilli que les marchandises qui peuvent etre regardees comme des articles de consommation régulière de la population a faibles revenus. En rapport avec cela plusieürs des- articles enumérées dans 1'édition précédente de cette publication ont été remplacés par d autres afin de mettre le total en accord avec la consommation actuelle, telle qu'elle s'est mod.fie graduellement par les mesures de distribution et le manque de plusieurs articles.

Puis la moyenne obtenue en assignant une place égale dans la série a toutes les marchand.ses (désignée ci-après et dans le tableau comme moyenne arithmétiqué) a été corrigé en appliquant aux moyennes des groupes le chiffre qui exprime la part proportionnelle que les dépenses pour ces groupes occupent dans les dépenses nourriture totales des revenus en question. Le chiffre obtenu ainsi est désigné ci-apres et dans le tableau: moyenne calculée. Pour pouvoir établir cette proportion il faut disposer de donnees se rapportant aux dépenses de personnes avec ces revenus-la; il n'y a pourtant qu'un petit nombre qui ont ete élaborées de sorte que la place occupée par les diverses denrées peut être déterminée exactement

Si dans la première édition de cette publication on s'est servi des dépenses de huit iamilles de fonctionnaires a la Haye pendant la période 1 Oct. 1915-30 Sept. 1916 figurant au Bulletin Mensuel du Bureau Central de Statistique du 30 Nov. 1916 p. 1164, maintenant la différence dans la maniere de

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