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La Renaissance et les rhétoriqueurs néerlandais

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Marot:

Doncques de moy, qui suis infirme et bas, Comment pourras appaiser les debats ? Comment seront mes esperits delivres Pour en ton nom publier quelques livres ? Car mes escrits n'ont merité sans faulte De parvenir a personne si haulte. Quoi qu'il en soit, la douceur des neuf Muses Qui en toy sont divinement infuses, M'ont donné cueur...

De Heere:

Hierop mij betrauwende, nam ic penne in d'hant Om an u te schrlven, naer- mijn simpel verstant... Daerom zend'ic u dit bewerpken alleene: D'welc mij wel docht t'overcommen int ghemeene Met uwen persoon...

Zoo dat men inden hemel van alle gheleerde Deser eeuwe, u met rechten altijt hielt en eerde Als Prince der Musae, met den wekken si speelden Meught ghi anders Minervam niet beter voorbeelden (a).

La * fin de ce passage rappelle le commencement de celui que ci-dessus nous avons cité de Marot.

II convient de nous arrêter encore un moment a YEpitre que De Heere a écrite An zijn lief wonende in Zeeland, in de maniere van een Elegia oft clachtighen Zendtbrief1) (b). L allusion qu'il y fait aux amours de Héro et de Léandre peut lui avoir été suggerée par YHisioire de Leander et Hero que Marot a racontée d'après la version latine de Guillaume des Mares2). II est vrai que la

') Hof en Boomgaerd, p. 74.

*) Êd. Jannet, III, p. 247. Cf. M. Chamard dans la Deffence, p. 94. n. 4. — La traduction de YHisioire de Leander et Hero fut imprimée a Lyon, durant un séjour que Marot y fit en 1541. Cf. Douen, op. cit., I, p. 262; CEuvres de Marot, éd. Guiffrey—Yve-Plessis, I, pp. 480 sqq. Après lui, Charles Fontaine traduisit YEpitre de Léandre a Héro, composée par Ovide, cf. Colletet, Notices biographiques, p. 45. Avant lui, les Rhétoriqueurs francais citent fréquemment 1'exemple de Léandre, cf. Guy, op. cit., p. 69.

(a) Fort de cette confiance, j'ai pris la plume, — Pour vous écrire, avec le peu de talent que je possède... — C'est pourquoi je vous envole cette petite ébauche, — Qui me semble convenir assez bien — A votre personne... — De sorte que dans le paradis de tous les savants — De ce siècle, on vous estima toujours et a bon droit — Le prince des Muses. avec qui elles jouaient, — Si du moins vous ne représentez pas mieux Minerve.

(b) A sa bien-aimée demeurant en Zélande, Elégie.