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Perles de la poésie française contemporaine

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PIERRE DUPONT

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S'il me fallait les- vendre, J'aimerais mieux me pendre; J'aime Jeanne, ma femme, eh bien! j'aimerais mieux La voir mourir, que voir mourir mes boeufs.

Les voyes-vous, les belles bêtes, Creuser profond et tracer droit, Bravant kTpluie et les tempêtes. Qu'il fasse chaud, qu'il fasse froid. Lorsque je mis halte pour boire, •' Un brouillard sort de leurs naseaux, Et je vois sur leur corne noire Se poser les petits oiseaux.

S'il me fallait les vendre, J'aimerais mieux me pendre; J'aime Jeanne, ma femme, eh bien! j'aimerais mieux La voir mourir, que voir mourir mes bceufs.

Ils sont forts, comme un pressoir d'huile, Ils sont doux comme des möutons. Tous les ans, on vient de la viHe I Les marchander dans nos cantons Pour les mener aux Tuileries, Au Mardi-Gras ») devaat le roi. Et puis, les vendre aux boucheries; Je ne veux pas, ils sont a moi.

S'il me fallait les vendre, J'aimerais mieux me pendre; J'aime Jeanne, ma femme, eh bien! j'aimerais mieux La voir mourir, que voir mourir mes bceufs.

) Vastenavond.