is toegevoegd aan uw favorieten.

Étude comparative des textes latins et français de l'Institution de la Religion Chrestienne par Jean Calvin

Onderstaande tekst is niet 100% betrouwbaar

105

et estonnement, en telle sorte que Moyse mesme en estoit espovantê (II, 11, 9), anciennement: veoit.

Au II, 2, 19, il y a en latin: Hoe pulcherrime docet Johannes, ce que 1541 traduisait par: ce qui nous est bien monstre de Sainct Jean. La substitution de ce qui a hoe est ici moins heureuse, la portee de hoe est assez vaste pour s'étendre par-dessus la partie de la phrase précédente. L'auteur, en 1560, fait commencer sa phrase un peu autrement: ce que j'ay dit nous est bien monstre de sainct Jean.

Une construction négligée. Après tout ce qui précède, nous n'avons plus besoin de dire que le réviseur de l'Institution n'a pas toujours été conséquent avec lui-même. S'il en est loin, il y a cependant une tournure qu'il modifie avec une rigueur qui ne connait pas de défaillance. C'est le type de phrase suivant: Mais c'est un grand mot que nous avons au Pseaume, que si l'homme estoit contrepoisé avec la vanité, qu'il seroit trouvé plus vain qu'icelle mesme (II, 3,1). Que devant // seroit présente une sorte d'incorrection, une anacoluthe qui, pourtant, contribue a la force de 1'expression et qui, par conséquent, est chérie des orateurs. On dirait qu'après la conditionnelle, le besoin se fait sentir d'appuyer la principale par un que répété. Nous croyons que, sans porter trop préjudice a la régularité de la syntaxe, il aurait pu garder sa place modeste. Tel n'est pas I'avis de l'auteur de l'Institution. Impitoyablement, il bannit cette légère infraction a l'ordre général. En cela il est d'accord avec les grammairiens du XVIIe siècle1), quoique, suivant M. Haase, les plus anciens auteurs de ce siècle emploient volontiers cette construction tant soit peu négligée2). Nous nous contenterons d'en citer encore deux exemples qui produisent la correction: disant que si Dieu a occupé le lieu en la volonté de l'homme... (qu')il la conduit de bonne mesure (II, 4, 1)... que si un homme naturel a esté doué d'une telle integrité de cceur (que) la facullé d'aspirer d bien ne defaut point d la nature humaine (II, 3, 4).

Jusqu'a ce que. „Jusques et jusques que, dit M. Brunot, étaient encore trés communs au XVe siècle... Ils semblent disparaitre au XVIe siècle devant jusqu'a ce que"Z). Dans l'Institution on trouve des formes intermédiaires qui montrent combien, en ce temps-Ia, la

!) Sneyders de Vogel, o. c, § 345.

2) Haase, Syntaxe fr. du XVW s., p. 388.

s) o. c, II, p. 384.