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des Etats, on retrouve sans cesse, en particulier chez 1'abbé ' de Saint-Pierre et chez Kant, 1'idée qu'une telle organisation des Etats réduirait les armements. Le prince de Kaunitz, le chancelier autrichien, fut chargé par Joseph II de soumettre a Frédéric le Grand des propositions pour la réduction des armements. Le tzar Alexandre Ier. souleva la même question lors du Congrès de Vienne. Une Conférence convoquée en 1831 a Paris par Louis-Philippe pour 1'étude de cette question conclut que les bonnes relations des Etats entre eux permettaient a cette époque d'envisager ce desideratum constituant un des vceux les plus ardents des différents gouvernements: le désarmement général. Napoléon III tenta a trois reprises de faire de ce point 1'objet de négociations internationales, mais il se heurta a 1'opposition de Bismarck. La première Conférence de la Paix, considérée primitivement comme conférence de désarmement, énonca que la limitation des charges militaires .qui pèsent actuellement sur le monde serait hautement désirable en vue d'augmenter la prospérité matérielle et morale de 1'humanité. La seconde Conférence de la Paix, en 1907, répéta ces vceux et y ajouta qu'étant donné „que, dans 1'intervalle, les charges militaires s'étaient, considérablement accrues, elle jugeait hautement désirable que les gouvernements entreprissent une sérieuse enquête sur ce point". Ces faits prouvent suffisamment que tout le monde reconnaissait combien il était a souhaiter qu'on en vint a une limitation graduelle des armements pour aboutir finalement au désarmement. II pourrait difficilement en être autrement, car qui donc souhaiterait le maintien de la situation actuelle?

Aussi la question du désarmement se résumé dans la question de savoir comment ce vceu général peut devenir une réalité et quelles mesures il y a a proposer afin d'appliquer cette réforme peu a peu et de préférence sans heurt. Les difficultés qui se présentent sont si nombreuses qu'une enquête a ce sujet ferait perdre tout espoir d'arriver a un résultat. Cependant on peut objecter qu'il' existe maintenant deux facteurs importants. Le premier, c'est que, ainsi que le disait M. le Dr. George W. Naysmith (Etats-Unis d'Amérique)1), le monde éprouve une telle répulsion pour la guerre que des solutions, qui autrefois étaient jugées comme impossibles, sont main-

') „The international réduction of armements" by dr. George W. Naysmith. Rapports de 1'Organisation Centrale.

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