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Histoire d'un conscrit de 1813

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HISTOIRE D'UN CONSCRIT DE 1813.

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car on battait le rappel de tous les cötés; chacun courait aux faisceaux de sa compagnie et se dépêchait de prendre son fusil. Les officiers nous rangeaient en bataille, des canons arrivaient au grand galop du village, on les placait au haut de la colline, un peu en arrière, pour que le dos de la cote leur servit d'épaulement *. Les caissons arrivaient aussi.

Et plus loin, dans les villages de Rhana, de Kaya, de Klein-Gorschen, tout s'agitait; mais nous étions les premiers sur lesquels devait tomber cette masse.

L'ennemi s'était arrêté a deux portées de canon et ses cavaliers tourbillonnaient par centaines autour de la cote pour nous reconnaitre. Rien qu'a voir au bord du Floss-Graben cette quantité de Prussiens qui rendaient les deux rives toutes noires, et dont les premières lignes coramengaient a se former en colonnes, je me dis en moi-même:

„Cette fois, Joseph, tout est perdu, tout est fini . . . il n'y a plus de ressource . . . Tout ce que tu peux faire, c'est de te venger, de te défendre, et de n'avoir pitié de rien... Défendstoi, défends-toi!"

Comme je pensais cela, le général Chemineau passa seul a cheval devant le front de bataille **, en nous criant: „Formez le carré!"

* Men plaatste de kanonnen boven op den heuvel, doch eenigszins naar achteren, opdat zij door den rug van den heuvel beschut zouden zijn tegen het vijandelijk vuur. (épaulement = verschansing). ** de voorste gelederen.