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DESCARTES EN HOLLANDE

DidionRaire, il en fut ravi, dans 1'espérance qu'il pourroit lui être fort utile. Dans le même instant, il se rencontra un autre livre sous sa main, qui ne lui étoit pas moins nouveau, ne scachant d'oü il lui étoit venu. II trouva que c'étoit un recueil des Poësies de différens Auteurs, intitulé, Corpus Pottarum, etc. II eut la curiosité d'y vouloir lire quelque chose et, a 1'ouverture du livre, il tomba sur le vers :

Quod vitse sectab oriter ? 1

« Au même moment, il appercut un homme qu'il ne connoissoit pas, mais qui lui présenta une pièce de Vers commencant par « Est et non », lui demandant s'il la connoissoit ». Descartes répond affirmativement, veut la chercher dans le Recueil des poètes, qui était sur la table. «L'homme lui demanda oü il avoit pris ce livre et M. Descartes, luirépondit qu'il ne pouvoit lui dire comment il 1'avoit eu, mais qu'un moment auparavant, il en avoit manié encore un autre qui venoit de disparoitre, sans scavoir qui le lui avoit apporté ni qui le lui avoit repris. II n'avoit pas achevé qu'il revit paroitre le livre a 1'autre bout de la table, mais il trouva que ce dictionnaire n'étoit plus entier comme il 1'avoit vu la première fois». Ayant voulu montrer alors.a 1'inconnu, dans le Recueil des poètes, la pièce: « Quod vitae sectabor iter », il tomba sur « divers petits portraits grayez en taille douce, ce qui lui fit dire que ce livre étoit fort beau, mais qu'il n'étoit pas de la même impression que celui qu'il connoissoit. II en étoit la, lorsque les livres et l'homme disparurent et s'effacèrent de son imagination, sans néanmoins le réveiller ».

Voici maintenant 1'interprétation concue dans le sommen* encore : « II jugea que le Didionnaire .ne vouloit dire autre chqse que toutes les sciences ramassées ensemble et que le Recueil de Poësies, intitulé le Corpus podarum,. marquoit en particulier et d'une manière plus distincte la Philosophie et la Sagesse jointes ensemble. » Descartes attribue d'ailleurs une grande valeur a 1'intuition du poète. Ne dit-il pas dans les Cogitationes Privatae, qui sont de la même époque 2: «. II peut sembler étonnant qu'on trouve d'importantes sentences dans les écrits des poètes plus que dans ceux des philosophes. La raison en est que les poètes

1. Quel chemin suivrai-je dans la vie ? i2" t??6"8^, suivante est extraite du Recueil que Foucher de CareU a découvert et punlié, qu il a appelé Cogitationes privatae et qui fut commencé, encoreaBréda, ie l janvier 1619. II y est question aussi du songe de novembre 1619 et du

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