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-LES. ROSE-CROIX

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Oraal, poussent sans cesse du tronc inépuisable de la Croix.

Comme nous 1'avons vu préoccupé de 1'Art de Lulle, il doit se demander ou, selon notre hypothèse, se redemander, ainsi qu'il 1'avait déja fait en Hollande, s'il n'y a pas la quelque secret -occulte dont la vraie science pourrait profiter. Mais petit' est le nombre des adeptes : il suffit que chacun d'entre eux se choi«isse un successeur qu'il initie peu a peu et prépare a attendre la venue d'Elia Artista, d'Elie Artiste. Le vieux savant d'UIm ^arrête la curiosité impétueuse et peut-être indiscrète du jeune Francais qui, dans les phrases de son Studium bonae mentis * traduites par Baillet, s'en justitie en ces termes : « Si c'étoient des imposteurs, il n'étoit pas juste de les laisser jouir d'une réputation mal acquise aux dépens de la bonne foy des peuples » et « s'ils apportoient quelque chose de nouveau dans le monde, qui valüt la peine d'être scu, il auroit été malhonnéte a luy de vouloir mépriser toutes ces sciences parmi lesquelles il s'en pourroit trouver une dont il auroit ignoré les fondemens ». Enfin Baillet nous fournit une seule citation en texte original et qui est comme une conclusion : « Necdum de illis quidquam certi compertum habeo » (Stud. B. M. Ms. art. 5), qu'il rend inexactement par :« Une scavoitrien des Rose-Croix.»

II parait bien, au contraire, que, sans avoir été initié en Allemagne, a 1'époque oü il tracé ces lignes, il a pu 1'être plus tard. Est-ce une mystification que 1'affiche qui fut placardée sur les murs de Paris en 1625 : « Nous, députés du Collége principaldes Frères de la Boze-Croix, faisons séjour visible et invisible en cette ville par la Grace du Trés Haut, vers lequel se tourne le cceur des justes. Nous monstrons et enseignons sans livres ny marqués a parler toutes sortes de langues de pays oü voulons être pour tirer les hommes, nos semblables, d'erreur de mort... » Si c'est une plaisanterie, dont les Parisiens sont fort capables, elle ne s'explique que paree que 1'attention du pubhc était attirée vers les mystérieux confrères; leur influence était telle que le P. Mersenne, dans ses Quaestiones celeberrimae in Genesim (1623) et Gabriel Naudé, dans son Instruction d la France sur la uerité de 1'histoire des Frères de la Roze-Croix (Paris, 1623), éprouvèrent le besoin de mettre en garde les bons chrétiens contre ce nouveau danger qui les menace, remarquons-le, en même

1. (Euvres, t. X, p. 193. Ce sont les seules phrases, de ce traité crai aient été con -servées et les seules on Descartes ait parlé des Rosc-Groix.

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