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BRIEFWISSELING TUSSCHEN MARGARETHA

sans ordonnance de V. A., et prie pourtant trés humblement qu'elle me veuille mander sur ce sa volunté, asscavoir s'il luy plaist, quand je seray asseuré qu'il donne de 1'argent et que ses gens se mectent en course, que j'assaye de le mectre en exécution.

D'aultre part comme ceulx de ceste ville ont bien grande poeur que ceulx de Viane (pour ce qu'ilz se renforcent tousjours de plus en plus, de sorte qu'ilz sont astheure guerre moings que trois mille hommes) ne gastent tout le pays, veu qu'ilz peuvent bien passer la rivière plus hault et plus bas que le Vaert, comme j'ay désia escript a V. A., j'ay advisé ung moien, c'est que l'on pourroit mectre de 1'artillerie decha la rivière et en moings de quatre ou cincq heures leur oster et rompre tous leurs batteaulx, qu'ilz ont par dela. Mais la dispute est astheure pour la pouldre et les boulets, car ceulx de cestedicte ville veuillent que l'on les preigne de la citadelle, et comme doncques ma commission ne s'extend point de ce faire, prie trés humblement que V. A. me veuille mander en la plus grande diligence que faire se pourra, ce que j'en auray è. faire, et qu'elle ne veuille parler de ces batteaulx sinon k trois ou quatre de ses confidens, car sy ceulx de Viane susdict en fussent préadvertiz, toutte 1'entreprinse seroit faillie, et V. A. peult bien croire que l'on en asseurera merveilleusement le pays de decha. 1'eauwe.

D'Utrecht ce 23me de Mars 1567.

J'ay eu nouvelles que le capitaine, que j'ay envoié vers Middelbourg, s'est embarqué a. 8 heures a Scoonhove, de manière que j'espère qu'il ne serast demayn loing de Middelbourg.

A Madame.

Als boven V, f. 244. Het post-scriptum is eigenhandig.

429. 1567 — Maart 24.

Van Brimeu aan Margaretha. — Antwoord op No. 423. Het zoude zeer ongeraden zijn zijne soldaten weg te halen, tenzij Brederode hetzelfde deed met die' te Vianen. Van uithongeren is voorloopig geen sprake, daar zij ruim van alles voorzien zijn.

Madame, J'ay receu la lettre de V. A. du 2ome de ce mois, et comme je luy ay désia. escript par une mienne précédente que quand a. Viane je feray comme V. A. m'a commandé, je n'en diray davantaige pour ne servir de redite. Et il ne me samble nullement du monde conseillable (comme j'ay plusieurs fois escript k V. A.) qu'elle face sortir mes gens d'ichy, sy n'est que Monsieur de Brederodes sacque aussy les siens dudict Viane, ce qu'il luy fauldroit bien faire, s'ilz déterminassent de secourir Valenchiennes, dont je ne vois encoires nulle apparence. L'on dict bien par ichy qu'ilz doibvent faire quarante eilseignes parmy celles, que mondict seigneur de Brederodes at, mais ilz ne baillent pas encoires de 1'argent dehors, et je suis adverty par ung

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