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Le succès de ce dernier lui suscita des imitateurs: deux surtout intéressent notre sujet. Edmond de Harold^ officier irlandais au service de 1'électeur palatin, ajoutrërTl775 a sa traduction allemande de Macpherson trois poèmes „nouvelletnent découverts", puis successivement en publie plusieurs autres, au nombre de 14 en 1787, et en ajoute encore deux en 1801 et 1802. Le Rév. John Smith donne en 1780 la traduction anglaise, en 1787 le texte gaélique de 14 poèmes recueillis, dit-il, dans les Hautes-Terres, et se donne complètement pour le continuateur de Macpherson. Deux autres „Ossianides" ont moins d'importance. John Clark publie en 1778 une sorte de contre-épreuve d'Ossian sous le titre de CEuvres des Bordes Calédoniens: 12 poèmes pastiches de Macpherson, qui n'eurent guère de retentissement dans la plupart des pays, mais qui furent traduits dèi 1779 en allemand. Arthur Young, évêque de Clonfert en Irlande, donne en 1787 des poèmes ossianiques puisés en partie dans la véritable tradition irlandaise, qui furent traduits en allemand par Pfaff en 1792. Ces Ossianides eurent une fortune bien inégale, et d'autint plus favorable en général qu'ils offraient moins d'éléments authentiques. Les poèmes de Harold ont été appréciés en Allemagne, en Scandinavië, et traduits en russe en 1803; ceux de Smith ont été traduits en allemand, en italien, et incorporés en France a 1'Ossian de Macpherson, dont ils ont au XlXe siècle parkgé ^ destinée. Tous ces poèmes ossianiques, inégaux en longueur, en clarté, en ^^Tntérêt, tantöt purement épiques, tantöt dialogués, élégiaques ou lyriques, se ressemblaient d'ailleurs entièrement. Ils contenaient un nombre incroyable d'histoires romanesques, trés compliquées, et de ce fait assez fatigantes a suivre, par la' trépidation peu harmonieuse du récit et la multiplicité des épisodes; trés monotones aussi, n'offrant aucune couleur locale bien nette, donnanttrès peu de détails matériels, accumulant les épisodes de guerre ou d'amour. La guerrej^aitte fond de ces poèmes; si les récits de bataille restaient singulièrement vides, vagues et artificiels, et ne pouvaient, même aux yeux les plus prévenus, rivaliser avec ceux d'Homère ou de Virgile, ils offraient du moins 1'occasion de mettre en tout leur lustre les vertus des guerriers: la magnanimité de Fingal, la vaillance chevaleresque de Gaul ou d'Oscar, et la délicatesse, la fleur d'héroïsme que respirent ces poèmes d'un bout a 1'autre. Jajnais_on_n'avait vu_de guerrierpi vertueux. D'autre part, 1'amour joue un grand role dans Ossian. Les poèmes courts, et force épisodes introduits dans les poèmes

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