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Temora, était traduite pour la première fois, et 1'autre, Fingal, attendait encore un traducteur.

L'Allemagne .passé par la même période d'essais préliminaires, mais chez elle cette période est plus courte. En 1762 seulemént paraissent deux fragments traduits par le Bremisches Magazin d'après le Genlleman's Magazine; en 1763 Raspe donne des extraits de Fingal dans le Hannoverisches Magazin. Les Fragments de 1760 sont traduits a peu pres en entier par Engelbrecht en 1764; ils devaient reparaitre dans le Neues Bremisches Magazin en 1766. Wittenberg traduit Fingal en 1764. Ces noms ne disent rien au lecteur: en effet c'étaient des inconnus, le premier un marchand, le second un petit littérateur médiocre. En Allemagne Ossian n'a pas, tout au début, été présenté par des hommes de la valeur de Turgot ou de Diderot. Ce premier travail s'accomplit dans la région du ' Nord, dans les villes hanséatiques ou dans le Hanovre, pays qui était en plus intimes rapports avec 1'Angleterre. D'autres morceaux étaient cités dans la Theorie de la Poésie de Chr. H. Schmid (1767) et repris dans ses Zusatze (1769). Toutes ces traductions étaient naturellement en prose, en prose plus ou moins rythmée comme 1'original. Mais déja en 1767 on trouve une traduction en vers du chant de Colma et de la lamentation d'Armin par Crome, dans les Unterhaltangen de Hambourg.

La même période se prolonge plus longtemps même ailleurs. En Hollande Van Lelyveld traduit dès 1763 Les Chants de Selma, mais s'en tient la. En Suède Ossian est présenté dans un journal de Göteborg par Gjörwell et Gothenius en 1765 et 1766. Göteborg, comme les villes hanséatiques, est un port ouvert aux importations anglaises. On en reste la pendant plusieurs années; ce n'est que de 1775 a 1780 que Kellgren, dans la Revue dune société d'Abo, fait réellement connaitre Ossian au public suédois.

L'Italie n'a pas connu cette période intermédiaire ni eet Ossian fragmentaire. Un hasard heureux faisait vivre sous 1'azur vénitien 1'admirateur le plus enthousiaste èt le traducteur le plus habüe du barde des brouillards. L'abbé Melchior Cesarotti était en 1760 précepteur a Venise; il y fit la connaissance d'un jeune Anglais, Charles Sackville, qui lui révéla les Fragments erses, puis Fingal. II ignorait complètement 1'anglais: son admiration naquit du mot a mot italien que lui donnait son jeune ami, et c'est sur cette sorte de version littérale qu'il commenca a traduire Ossian; puis il apprit la langue

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