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plus confortablement possible et tous s'efforcèrent a nous faire oublier, ne fut-ce qu'un instant, les soucis qui nous accablaient.

Aux frontières 'les soldats hollandais portaient a bras le corps les malades, les impotents et les enfants; dans les gares et aux carrefours des routes des femmes et des jeunes filles s'empressèrent avec du pain et du lait; dans les villes et les villages on improvisa des dorttoirs dans des batimenits publids et priivés. Toute lla viie économaque de la Hollande était bouleversée, dhacun ayant dléserté ses occupations journalières pour s'élancer au secours des réfugiés beiges.

Les halbitamitS ides provinces firontières surtout, niches et pauvres et les pkis pauvres parmi les pauvres, collaborèrent au sauvetage d'un peuple maïheureux. , r

Nulle part une note discordante dans ce grand concert de charite; tout le monde xivalisait de zèle et de bonté, prodiguant non seulement les secours inaitériels si nécessaires mais aussi cétte aide morale, des paroles doucés iet af fectueuses, ides emcouragements Idonlt nous avions surtout besoin après 1'horrible caudhemar que nous venions de traverser. /

Ces actes de pitié et ide comm'isération ajccomplaiS spontanement par tout un peuple et son gouvernement furewt d'au'tant plus grands et généreux que ceux qui les prodiguaient tremblaient eux-mêmes sous la terrible menace d'une imvasion. K

A chaque heure la Hollande pouvait être envahie comme 1 avait été la Belgique, ses champs ravages, ses trésors historiques et aftistiques pillés et incendiés. Dans leur générosité, nos hótes pensèrent moins au danger qui les imenacaït qu'au devoir qu'ils s'étaient imposés d'adoucir nos souf frances.

Ps y ont pleinement réussi et les Beiges qui furent 1 objet de leur sollicitude ont contracté vis-a-vis des Hollandais une grande dette de reconnaissance-

Depuis lors, trois ans se sont écoulés. . . j

LaVranJde onajorité des Beiges restés en Hollande ont passé ces trois années dans la gêne, mévitable suite de 1'exil plusieurs même dans la misère. Quelques exceptions, les favorisés de la fortune, ont pu reprendre leur vie d'antan, n'ayant d'autres soucis que de ne pouvoir rentrer dans la chère Patrie martyre. n j.

La Hollande cepenldant ne s'est pas arretée dans son elan cnantable des prémiers jours. Pendant trois ans elle a pns genereusement a sa charge 1'entretien des plus maïheureux de nos compatriotes et, si elle n'est point parvenue a donner -a tous ce qu üs souhaitaient, cela tient uniquement aux circonstances provoquées par cette guerre a laquelle les neutres, quoique dans des proportions moindres, payent leur tribut aussi bien que les belhgérants. • ■

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