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Toutefois une certaine réaction a suivi la grande fraternisation

d'octobre 1914- r . • t>

De-ci, devla, des mécontentements se somt fait jour. .Fouvait-il en

être autrement? . .

Peut-on demander a ces milliers de réfugiés, parmi lesquels d'aucuns ont tout perdu, d'être également contents de leur sort? Serait-ee raisomnafole d'exiger des Hollandais que ces etrangers, qui sont venus se mêler a leur .vie quotid'ienme, leur soient tous également sympaltibiques ?

Ce serait une utopie. •

Des Beiges formulent des griefs contfe leurs hotes com<me ceux-ci s<» croient en droit de se plaindre de certains Beiges.

Ces plaintes sont-elles fondées? S'il est hasardeux de trandier la question aussi ibien pour les uns que pour les autres, ïl est surtout iniuste de généraliser certains cas particuhers, et, a notre avis, ces griefs, qu'ils émanent de Hollandais ou 1de Beiges, sont fortement

Bien des fois il nouS eelt arrivé d'entendre parler avec dédain d*> nos compatriotes. Des Hollandais — héureusement ils sont mmorité — reprochent a certains d'eritre nous un manque complet d education; d'aucuns même vont jusqu'a nous traiter d'êtres grossiers et oi=ifs adonnés a la boisson, de moeurs débraillées et, surtout, om ne nous pardonne pas notre manie de critiquer, de blamer tout ce qui n'cst pas beige. . .

Ceux qui parlerit ainsi jugent tout un peuple sur quelques indivitius et sont nécessairement dans le faux.

Quel est le peuple qui ne compte nides paresseux, ni des ivrognes, ni des malfaiteurs? Or, nous pouvons affirmer, sans, crainte de démenti, que la trés grande majorité des Beiges refugiés en Hollande est honnête, digne et laborieuse. Certes, il y a quelques exceptions, bien moins cependant qu'on aurait pu craindre en tenant compte du grand nombre de réfugiés qui ent passé par la Hollande- Un ne peut perdre de vue qu'en ouvrant leurs frontières aux refugiés les Pays-Bas ont donné asile a tous les Beiges, indistinctement, aussi bien aux mauvais éléments que comporte toute sociéte qu aux bons. Lors du bombardement d'Anvers, des obus étant tombés sur la prison cellulaire, force fut d'élargir les prisonniers qui sempresseren't de s'enfuir vers la Hollande tout comme 1'avaient fait quelques jours auparavant les pensionnaires de la colonie pénitentiaire de Merxplas. Les maisons publiques de la Métropole, el les aussi, se sont vues désertées par leurs pensionnaires peu recommandables et, de même que la bourgeoisie et la population ouvrière et laborieuse, tout ce monde interlope, qu'on rencontre dans chaque grande ville, a pris le dhemin de 1'exil.

Mal^ré la présence de ces mauvais elements, confondus dans a massedes Beiges, que voyons-nous ? Rarement, presque ]amais, la

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